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Face à l'inflation, la BCE a trop attendu

Daniel ROLAND / AFP

TRIBUNE - La Banque Centrale Européenne vient de relever ses taux d'intérêt de 0,75 point. Selon Jean-Olivier Hairault, professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, cette réaction est bien trop tardive face à la vague inflationniste. L'institution de Francfort doit retrouver sa crédibilité perdue face à l'inflation.

"La Banque centrale européenne (BCE) aura certainement trop attendu. Jusqu’à fin juillet, elle a maintenu ses taux d’intérêt à zéro, voire en négatif pour le taux au jour le jour. Et elle a ainsi laissé filer l’inflation au-delà des effets automatiques de hausse des prix, liés à la reprise post-Covid puis au . Ce retard à l’allumage a permis le déclenchement d’une véritable spirale inflationniste, qui peut dorénavant s’alimenter d’elle-même par le jeu croisé des hausses des salaires et des prix dans l’ensemble de l’économie. Il est patent que l’inflation créée par des pénuries sur l’offre productive est de retour .

Face au phénomène, les gouvernants devront choisir entre chômage et inflation, toute politique visant à juguler la hausse des prix ayant un effet négatif sur l’activité. Plus l’écart d’inflation par rapport à la cible de la BCE sera important, plus le coût en termes de chômage sera élevé. Pour éviter que l’inflation ne devienne un phénomène purement spéculatif et hors de contrôle, la politique monétaire doit fixer une cible crédible et stable afin d’ancrer les anticipations d’inflation des acteurs économiques sur cet objectif.

La BCE va devoir freiner l'activité pour casser l'inflation

Le problème, c’est que la BCE a laissé entrevoir, ces derniers mois, qu’elle pourrait privilégier d’autres objectifs que l’inflation, comme le niveau de l’activité économique et la soutenabilité de la dette publique. L’institution de Francfort a pris le risque d’écorner sa crédibilité à juguler l’envolée des prix. Il est vrai que la zone euro supporterait difficilement une forte remontée des taux d’intérêt et une hausse du chômage, vu les tensions sociales et politiques déjà très inquiétantes.

Et le montant de la dette publique pourrait devenir insoutenable dans de nombreux pays, à cause de la hausse de la charge d’intérêts. Ces deux effets combinés qui peuvent être perçus comme des freins à la volonté d’intervention de la BCE, entraînant un changement de paradigme de la b[...]

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