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Face à l'inflation et à la grogne sociale, l'Europe s'attaque aux superprofits des géants de l'énergie

STEPHANE MAHE

Face à des multinationales qui génèrent des dizaines de milliards de profits depuis le début de la guerre en Ukraine, la gauche européenne réclame une taxe sur les superprofits. Inquiets pour leur facture énergétique, les consommateurs du Vieux Continent aussi. Quelques gouvernements, dont ceux d'Espagne, d'Italie ou des Pays-Bas, ont déjà commencé à adopter une contribution exceptionnelle. Berlin l'envisage, Paris y songe.

La gauche européenne parle de superprofits, le président français Macron de "bénéfices indus", le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez de "bénéfices extraordinaires", le chancelier allemand Scholz de "bénéfices excédentaires" (Übergewinne). Au fur et à mesure que le Vieux Continent se prépare à avoir froid cet hiver et à se ruiner en chauffage, les revenus des compagnies énergétiques suscitent l’émoi: TotalEnergies en France, Shell en Grande-Bretagne, ENI en Italie, Repsol en Espagne, RWE en Allemagne… depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.

"Une trentaine de milliards d’euros cette année pour ne parler que de TotalEnergies", estime le président de la Commission de l’environnement du Parlement européen, le macroniste Pascal Canfin, qui évoque une "rente fossile dont une partie doit être utilisée à des fins d’intérêt général" (lire l'encadré ci-dessous). Plus offensive, la chef de file de l’extrême gauche au Parlement, l’eurodéputée Manon Aubry s’insurge: "Allons-nous laisser, longtemps encore, une poignée de multinationales se gaver sur le dos de la crise et des gens?" Fin août, l’Insoumise a lancé une pétition en ligne, "taxer les superprofits", déjà signée par près de 90.000 personnes.

Le 4 septembre, , qu’à l’instar de Bercy, il n’appelle pas "taxe". La coalition tricolore a lancé un troisième paquet d’allègement budgétaire pour faire face aux conséquences d’une inflation à 7,9%, qui pourrait s’envoler en fin d’année à 10%. Il prévoit notamment un frein au prix de l’électricité, des aides pour les plus modestes (300 euros pour les retraités, 200 pour les étudiants) et une augmentation des allocations familiales. Au total, un coup de pouce géant de plus de 65 milliards d’euros, dont une partie devrait être financée par l’écot des énergéticiens.

76% des Allemands favorables à une taxe

Selon un récent sondage ARD, 76% des Allemands plébiscitent cette décision, surtout depuis que la presse estime à 400 euros par an le coût supplémentaire moyen dont chaq[...]

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