La bourse est fermée
  • CAC 40

    7 097,21
    +1,22 (+0,02 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 178,01
    +4,03 (+0,10 %)
     
  • Dow Jones

    34 066,59
    +117,18 (+0,35 %)
     
  • EUR/USD

    1,0873
    -0,0019 (-0,17 %)
     
  • Gold future

    1 929,10
    -0,90 (-0,05 %)
     
  • BTC-EUR

    21 296,17
    -30,08 (-0,14 %)
     
  • CMC Crypto 200

    524,95
    +7,94 (+1,54 %)
     
  • Pétrole WTI

    79,31
    -1,70 (-2,10 %)
     
  • DAX

    15 150,03
    +17,18 (+0,11 %)
     
  • FTSE 100

    7 765,15
    +4,04 (+0,05 %)
     
  • Nasdaq

    11 621,86
    +109,45 (+0,95 %)
     
  • S&P 500

    4 078,53
    +18,10 (+0,45 %)
     
  • Nikkei 225

    27 382,56
    +19,81 (+0,07 %)
     
  • HANG SENG

    22 688,90
    +122,12 (+0,54 %)
     
  • GBP/USD

    1,2394
    -0,0013 (-0,11 %)
     

F-35 en Allemagne: comment les Etats-Unis ont piégé Berlin

L’Allemagne va commander 35 chasseurs F-35 de Lockheed Martin, rejoignant la ribambelle européenne de clients de l’avion de combat américain. Voici comment Washington a piégé Berlin.

C’était devenu un secret de Polichinelle, c’est désormais une certitude. Après le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, la Norvège, le Danemark, la Finlande et la Suisse, c’est au tour de l’Allemagne de faire le choix du chasseur américain F-35. , ainsi qu’une quinzaine d’Eurofighter Typhoon, qui seront adaptés pour mener des missions de guerre électronique. Le chancelier allemand Olaf Scholz, dans son discours du 28 février au Bundestag, avait clairement évoqué le projet. "Nous allons acquérir à temps un remplaçant moderne pour les jets Tornado, désormais obsolètes, assurait-il. L’avion de combat F-35 est envisagé."

Pourquoi Berlin cède-t-il à son tour aux charmes du chasseur furtif de Lockheed Martin? L’administration Merkel avait clairement exclu le scénario en 2018, remerciant même le patron de l’armée de l’air allemande Karl Müllner, jugé trop favorable à l’avion américain. La chancelière voulait ainsi envoyer un signal clair à la France sur le caractère prioritaire de la coopération autour du . En attendant l’entrée en service du SCAF, Berlin avait annoncé l’acquisition de F-18 de Boeing et d’Eurofighter Typhoon supplémentaires, une solution jugée acceptable par Paris.

"Partage nucléaire" de l'Otan

Quatre ans plus tard, l’Allemagne effectue donc un virage à 180 degrés. Pourquoi? Celui-ci doit beaucoup à une opération menée en coulisses par Washington. Pour comprendre, un petit rappel est nécessaire. L’Allemagne, comme la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie, participe au "partage nucléaire" de l’Otan. En clair, elle dispose d’une vingtaine de bombes nucléaires B-61 fournies par Washington, qui participent à la force de dissuasion de l’alliance. Pour embarquer ces armes, il faut un avion porteur. C’était jusqu’à présent les Tornado de la Luftwaffe qui assuraient cette mission nucléaire.

Problème: les Tornado arrivent en fin de vie. L’armée de l’air allemande doit donc trouver un autre chasseur-bombardier qui puisse prendre le r[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi