Ethylotests : le leader français réduit de moitié ses effectifs

Les fabricants d'éthylotests sont contraints de ralentir la cadence. Contralco, le leader français du secteur, a annoncé qu'il allait diviser par deux ses effectifs, de 310 à 160 salariés, en raison de l'annulation de plusieurs millions de commandes, selon l'AFP.

Un virage à 180 degrés pour cette société basée dans l'Hérault, qui avait recruté à tour de bras ces derniers mois, en vue d'écouler près de 50 millions d'éthylotests par an. Contralco tablait en effet sur une forte hausse de la demande, liée à l'obligation pour les 36 millions d'automobilistes tricolores de conserver un éthylotest dans leur boîte à gant.

Mais l'entrée en vigueur de cette nouvelle législation se fait toujours attendre. Un temps repoussée au 1er mars, la mesure vient d'être reportée "sine die" par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, dans l'attente des conclusions d'un groupe de travail sur le sujet, qui devraient être rendues en février.

Il faut dire que la mise en place de ce dispositif a connu de nombreux couacs. Dès l'été dernier, la forte demande a en effet entraîné des pénuries dans de nombreux points de vente. Sans compter que des petits malins ont tenté de profiter de l'aubaine en faisant grimper les prix sur Internet.

Certains s'interrogent aussi sur la fiabilité de tous ces éthylotests. L'an dernier, Capital avait d'ailleurs réalisé ses propres tests. Bilan : sur les 10 appareils évalués, 7 affichaient des taux d'alcoolémie inexacts pour au moins un des 5 cobayes…

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