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Ethiopie: le massacre de Maï-Kadra aurait fait environ 600 morts

·1 min de lecture

La Commission éthiopienne des droits de l’homme a estimé à 600 le nombre de personnes massacrées dans la ville de Maï-Kadra, dans l’ouest de la région. Ces crimes auraient été commis par une milice tigréenne.

Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Noé Hochet-Bodin

Amnesty International avait déjà soulevé le cas de cette bourgade située le long de la frontière soudanaise, victime de violences entre civils le 9 novembre dernier. Mais selon la dernière enquête de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, au moins 600 individus Amharas auraient été massacrés à Mai-Kadra par une milice tigréenne.

Des crimes planifiés, puis commis de sang-froid par les Samri, une brigade de jeunes miliciens tigréens d’après des entretiens réalisés auprès de survivants.

► Lire aussi : Réfugiés au Soudan, des rescapés du massacre de Mai-Kadra témoignent

Le récit des événements est sans équivoque, les habitants de la ville n’auraient eu aucune chance d’échapper à leurs bourreaux. Le massacre a lieu sur ces terres de l’ouest de la province, théâtre de revendications territoriales entre Amharas et Tigréens depuis des décennies.

La situation actuelle pousse cependant à la prudence. Car des témoignages contradictoires affluent du Soudan voisin, où plus de 40 000 Éthiopiens se sont réfugiés. Il est encore aujourd’hui impossible de faire complètement la lumière sur ces crimes. Et ces points d’interrogations demeureront tant que le Tigré reste dans le noir, coupé de tout contact avec l’extérieur comme depuis vingt-deux jours.