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Dépenses publiques: Et si les Français n'avaient pas (trop) à se plaindre…

Benoit Tessier

SERIE "L'ETAT NOUNOU": Face aux crises à répétition - "gilets jaunes", Covid, inflation -, l'exécutif a protégé massivement ménages et entreprises. Le Budget 2023 conforte la place de leader de la France en matière de dépenses publiques. Mais la dette s'envole.

Promis, juré, le "quoi qu'il en coûte" est terminé. L'heure est maintenant au "combien ça coûte", a assuré Gabriel Attal, le ministre délégué aux Comptes publics, lors de la présentation du Budget 2023 de l'Etat, le 26 septembre. Mais, derrière les éléments de langage, les chiffres sont têtus. Les dépenses de l'Etat vont grimper de 24 milliards d'euros par rapport au Budget 2022.

Gonflé par les mesures prises poule budget de l'Ecologie flambe de 28,6%. Celui du Travail bondit carrément de 42,8% en raison notamment d'une subvention de 2 milliards à l'organisme de formation France Compétences. Quant aux ministères régaliens (Justice, Intérieur…), ils affichent des hausses de 7 à 8%. Dans ces conditions, pas étonnant que le déficit public stagne autour de 5% du PIB. L'un des montants les plus élevés de la zone euro. Un chiffre qui symbolise l'incapacité récurrente des gouvernements à maîtriser les dépenses de ce véritable "Etat nounou", qui ne cesse de grossir, en venant au secours des Français au fil des crises économiques.

Et pourtant - qui s'en souvient? -, en 2017, le jeune candidat libéral Emmanuel Macron avait été élu sur la promesse de réduire le poids de l'Etat dans l'économie. Il s'engageait à réaliser 60 milliards d'économies et à baisser de 3 points le niveau des dépenses publiques, qui atteignait alors 56,5% du PIB. Dans un premier temps, elles ont effectivement diminué (de 1,1 point en 2018-2019), sous la houlette du Premier ministre Edouard Philippe, qui a imposé de petites coupes dans notre modèle social, dans les aides au logement et l'assurance-chômage. Mais la crise des "gilets jaunes" a suscité une volte-face. Le gouvernement a ainsi revalorisé la prime d'activité de 90 euros, augmentant le nombre de bénéficiaires de près de 40%. L'Etat subventionne désormais une partie des salaires de 4,3 millions de ménages, pour un coût de 10 milliards. La crise du Covid a accentué ce revirement. Le "quoi qu'il en coûte" a fait grimper le poids des dépenses de 3,8[...]

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