La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 570,19
    -52,40 (-0,79 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 130,84
    -39,03 (-0,94 %)
     
  • Dow Jones

    34 584,88
    -166,44 (-0,48 %)
     
  • EUR/USD

    1,1732
    -0,0040 (-0,34 %)
     
  • Gold future

    1 753,90
    -2,80 (-0,16 %)
     
  • BTC-EUR

    40 309,19
    -1 236,87 (-2,98 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 193,48
    -32,05 (-2,62 %)
     
  • Pétrole WTI

    71,96
    -0,65 (-0,90 %)
     
  • DAX

    15 490,17
    -161,58 (-1,03 %)
     
  • FTSE 100

    6 963,64
    -63,84 (-0,91 %)
     
  • Nasdaq

    15 043,97
    -137,96 (-0,91 %)
     
  • S&P 500

    4 432,99
    -40,76 (-0,91 %)
     
  • Nikkei 225

    30 500,05
    +176,71 (+0,58 %)
     
  • HANG SENG

    24 920,76
    +252,91 (+1,03 %)
     
  • GBP/USD

    1,3737
    -0,0059 (-0,43 %)
     

Esport - Esport : le tournoi en marge des Jeux Olympiques a-t-il été un rendez-vous manqué ?

·4 min de lecture

Prévu depuis fin 2019, l'Intel World Open - le tournoi d'esport organisé en marge des Jeux Olympiques de Tokyo - a eu lieu dans un relatif anonymat, en ligne, il y a une dizaine de jours. Si quelques problèmes d'organisation ont entaché l'événement, les participants ont tout de même eu l'impression de vivre une compétition unique. Dévoilé fin 2019, initialement prévu à Tokyo en 2020, en marge des Jeux Olympiques, l'Intel World Open - un tournoi d'esport coorganisé par le Comité international olympique (CIO) sur Rocket League et Street Fighter V - s'est achevé en ligne (pandémie oblige) il y a une dizaine de jours. Trois ans après un premier essai réussi sur Starcraft II à PyeongChang, cette compétition très attendue après son annonce a connu un petit flop : à distance, régionalisée, mal mise en avant... La sauce n'a pas vraiment pris. Malgré tout, cet Open a permis de voir des esportifs représenter leurs nations sur la scène internationale, une notion quasiment unique dans un milieu où les compétitions se font plus par clubs que par pays. lire aussi Esport et CIO, une relation qui va au-delà des discussions sur les JO Un bilan mitigé Sur Rocket League, les Français de la Team Vitality, réunis dans la même équipe sous la bannière tricolore, ont remporté le tournoi européen. Ce titre, poussé par le club parisien comme un sacre olympique avant l'heure (évidemment, il ne compte pas dans le tableau des médailles), a permis a Alexandre « Kaydop » Courant, Victor « Fairy Peak » Locquet et Yanis « Alpha54 » Champenois d'inscrire une nouvelle ligne à leur impressionnant palmarès, mais il n'a pas eu le prestige escompté. Avant même la compétition, les récents champions d'Europe, qui avaient coché le rendez-vous en 2020, expliquaient sans détour qu'elle ne représentait pas un réel objectif compte tenu des conditions. lire aussi Esport - Rocket League : la France remporte le tournoi en marge des Jeux Olympiques

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

« C'est bien d'avoir remporté ce tournoi et les gars sont contents mais il y a un goût d'inachevé, explique d'ailleurs Gauthier Klauss, lui-même médaillé olympique à Rio en canoë et désormais manager de l'équipe Rocket League de Vitality. Ça aurait vraiment eu du sens si ça avait été à Tokyo et qu'on avait partagé le village olympique, la cérémonie d'ouverture, qu'ils avaient eu une médaille... » Mister Crimson, joueur français de « La communication autour de l'événement a été mal faite à mes yeux » Nathan « Mister Crimson » Massol a lui participé à la compétition sur Street Fighter V. Meilleur Tricolore du tournoi, il a fini quatrième. « Mes défaites ne se sont pas jouées à grand-chose. Le podium n'était pas loin et je suis encore un peu déçu de mon tournoi. Je suis triste parce que ça aurait pu être exceptionnel si tout avait eu lieu comme prévu. Les planètes étaient alignées : c'était au Japon, LE pays emblématique de Street Fighter, alors avec l'ambiance et la ferveur autour d'un événement comme les Jeux Olympiques, unique en son genre... »

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Au-delà de la « malchance » des conditions liées à la pandémie et d'une organisation en ligne, l'Intel World Open a souffert d'une communication trop légère notamment. Si ces jeux (vidéo) bénéficient généralement, pour leurs événements les plus prestigieux, d'une audience relativement importante, celle-ci n'a cette fois pas répondu présent. « Si on compare ce rendez-vous avec le Red Bull Kumite (tournoi international qu'il a remporté, fin mai), j'ai eu beaucoup plus de gens derrière moi au cours de ce dernier, poursuit Mister Crimson. La communication autour du tournoi a été mal faite à mes yeux, avec les moyens du bord. » Un manque de visibilité qui a désabusé certains fans de Vitality sur Rocket League, qui ont appris l'existence de l'Open... à l'annonce de la victoire des Bleus.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

La fierté de représenter la France Malgré les accrocs et le sentiment de rendez-vous manqué, tous s'accordent sur un point : ils ont vécu comme un véritable honneur le fait de représenter sa nation. Et Gauthier Klauss connaît bien ce sentiment. « Toute ma vie de sportif a été animée par les Jeux Olympiques. Quand, en 2012, on fait nos premiers Jeux avec Matthieu (Péché, lui aussi manager chez Vitality) en portant cette tunique tricolore, c'est un aboutissement. C'est l'Everest du sportif. Quand tu représentes la France, tu n'y vas pas pour le plaisir mais pour être médaillé. C'est une putain de grande fierté de représenter ton pays. » lire aussi Le CIO envisage des sports virtuels pour les JO 2028

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Mister Crimson partage ce point de vue : « Il y a un prestige particulier à représenter la France. Ça peut parfois mettre un peu plus de pression, mais c'est aussi important de se dire qu'il y a des gens derrière qui nous supportent et que l'on ne doit pas décevoir. » Le créneau occupé par le CIO a indéniablement du potentiel. Parce qu'au-delà du débat épineux sur la pertinence d'intégrer ou non un jour l'esport aux Jeux Olympiques, la perspective d'avoir des compétitions internationales majeures par nations dans la discipline est excitante. Si les conditions difficiles cette année ont un peu gâché le rendez-vous, le sport électronique devrait continuer de vivre en marge de Pékin 2022 et Paris 2024. Des villes particulièrement tournées vers la discipline.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles