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Esport - Dota 2 - Esport - Dota 2 - Ceb : « Ça a été le challenge le plus dur pour OG à ce jour »

·7 min de lecture

Double tenant du titre de The International (2018, 2019), les Mondiaux de Dota 2, OG a dû s'arracher il y a une quinzaine de jours pour pouvoir défendre son bien à Bucarest (Roumanie), en octobre. Cerveau français de l'équipe, Sébastien « Ceb » Debs revient sur cette performance. « Une fois le billet pour ''The International'' acquis, vous avez tweeté que ce tournoi de qualification et la saison passée avaient été ''la plus grosse bataille de (votre) carrière''. Ce n'est pas banal pour un double champion du monde de Dota 2. Vous le pensez encore ?
Je l'ai écrit à chaud mais après quelques jours, c'est toujours le cas et ça le restera. D'abord parce que la pression était plus forte : nous avons affronté des équipes habituées à s'entraîner contre des gros morceaux, quand nous nous préparions un peu dans notre coin. Nous avons dû recoller au peloton dans un laps de temps très court d'un point de vue tactique. Ensuite, la phase de groupes de The International est longue, elle te permet de te roder avant les play-offs.

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Là, nous avons été directement projetés dans une sorte de phase finale à gros enjeu. Mais j'ai également écrit ça par rapport au niveau des équipes, à ce qu'elles ont amené techniquement et tactiquement. Pour la première fois, nous avons dû jeter en milieu de tournoi ce que nous avions préparé, afin de nous adapter. Quand tu es sous pression, avancer dans le noir te demande une grande confiance et une certaine versatilité. Pour tout cela, même en regardant 2018 et 2019 derrière nous, ça a été le challenge le plus dur pour OG à ce jour. lire aussi Corine et Sébastien Debs, champion du monde de esport : « Dans la famille, on a arrêté de dire : "Sébastien joue", on dit qu'il travaille » Sébastien « Ceb » Debs sur la très longue journée de qualification pour The International 10 « Quand tout s'est terminé, nous nous sommes effondrés au sol, vidés » Diriez-vous que l'expérience a payé ?
Tout à fait. À plusieurs reprises, nous nous sommes retrouvés dans des situations qui font craquer des équipes : tu perds la première manche, tu es dos au mur, à la rue tactiquement... Difficile d'être confiant, serein, quand tu n'as plus le droit à l'erreur. Nous, dans ces moments, nous parvenons à puiser un peu plus dans nos ressources. Nous savons que c'est une force. Mais quelque part, cela nous a fait du bien également parce que cela fait un an et demi que nous n'avons pas pu utiliser ces compétences à cause des tournois en ligne, de la petite zone de confort qui les entoure, du manque de pression. Y a-t-il une motivation particulière chez OG qui s'éveille quand The International approche ?
Oui, c'est évident. Nous sommes des joueurs de tournois à enjeu. On se révèle quand nous sommes stimulés. On sort d'une année plus qu'en demi-teinte et on doit faire face à Team Liquid, Nigma... Des équipes que les gens s'attendent à voir passer, plus que nous. Finalement, on les bat. Nigma deux fois, et avec la manière. Nous avons des difficultés à arriver avec le même niveau d'énergie, d'investissement, sur les matches avec moins d'enjeux. « 1 » OG est la seule équipe de l'histoire de Dota 2 à avoir gagné The International à deux reprises. Cette qualification est encore plus surprenante après votre saison difficile et vos tâtonnements, avec des changements dans l'effectif.
Nous avons vécu une année très compliquée. Il y a eu un concours de circonstances défavorables mais ça devient un schéma récurrent dont il faut en tirer des conclusions. La crise du Covid, la situation géographique de certains de nos joueurs, le manque d'enjeux, l'absence de The International en 2020, des tournois qui se suivent et se ressemblent... Il y a eu une perte de motivation, une traversée du désert que nous avons voulu compenser par des changements. Ils n'ont pas payé. Les résultats difficiles ont créé d'autres problèmes : de confiance, voire des burn-outs pour certains. On a essayé de faire revenir ana (Anatham Pham, qui faisait partie des aventures victorieuses en 2018 et 2019 au TI), mais c'était plus romantique qu'autre chose... Il y pensait mais il se demandait s'il était capable de donner autant qu'avant, s'il allait retrouver l'envie. Nous sommes allés le chercher, on l'a aidé à prendre la décision et rétrospectivement, c'était une erreur parce que cela demande trop d'efforts. Finalement, il y a eu un alignement des planètes : SumaiL (Syed Sumail Hassan) a fait son retour dans des conditions différentes qu'au début de la pandémie, il pouvait nous rejoindre physiquement. Lui aussi se nourrit de la pression, il monte en puissance quand l'enjeu grandit. C'était la pièce manquante. Et puis on a tellement trébuché qu'on avait aussi quelque chose à se prouver.

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Vous avez vécu une dernière journée épuisante : 10 heures, huit manches dont quatre dos au mur.
Il faut savoir qu'après la demi-finale contre Nigma, nous étions déjà vidés. On a joué des matches longs, couperets, il a fallu puiser dans nos réserves... Et nous devions jouer Tundra, une équipe qui nous avait battus 2-0 le jour d'avant. Mais pendant la finale, l'adrénaline et tes émotions te font tenir le coup. Nous avions une motivation supplémentaire également, celle de prouver que nous pouvions gagner en passant par le ''loser bracket''. Quand tout s'est terminé, par contre, nous nous sommes effondrés au sol, vidés. Nous n'avions plus rien à donner. Malgré une bonne gestion de la journée avec Mia Stellberg (une psychologue du sport reconnue, impliquée dans l'esport depuis plusieurs années) : en-cas, exercices... C'est fondamental dans des moments de concentration extrême. Ils sont si particuliers, tu perds la notion du temps. Tenir ce niveau de focus pendant 10 heures... Globalement, c'était tout de même une bonne expérience. Être endurant, ça fait partie des compétences qu'une équipe doit avoir. lire aussi Esport - Dota 2 : The International déplacé et décalé Vous évoquiez le challenge tactique qu'a représenté ce tournoi de qualification : en tant que leader stratégique de l'équipe, ça a été plus dur pour vous ?
Ça a été très difficile parce que j'ai dû repenser mon approche du jeu en plein milieu de cette compétition. J'ai un grand respect pour ce que Tundra a proposé. Un style que je n'avais pas vu depuis des années. Je pèse mes mots : je suis encore abasourdi par ce qu'ils ont proposé tactiquement. Ça a été une leçon, on a beaucoup appris à les affronter parce qu'il a fallu être d'une grande lucidité. Nous avons dû nous faire confiance presque aveuglement pour abandonner ce qu'on avait préparé, en évitant de perdr pied. Quelque part, ce tournoi a été un apprentissage en ultra-accéléré. On se dit qu'après 2018 et 2019 puis ce tournoi, tout le monde va vouloir vous éviter en octobre...
J'espère (sourire) ! De notre côté, nous voulons aller chercher ce troisième titre. Nous serons dans notre élément : un stade, un public, ça nous parle. Les parties à haute pression, une ambiance électrique... L'expérience va jouer mais c'est vraiment là que nous vibrons, que nous exprimons ce que nous savons faire. Nous allons avoir quelques semaines pour nous entraîner, consolider ce qu'on vient de construire, passer à la vitesse supérieure. En 2018 et 2019, vous aviez gagné avec la même équipe. Cette fois, les choses seront différentes puisqu'il y a eu deux changements par rapport au dernier TI. Appréhendez-vous ?
Non, parce qu'on a déjà fait le deuil de ne pas jouer avec JerAx (Jesse Vainikka) et ana. SumaiL et Saksa (Martin Sazdov) sont nos coéquipiers, on a traversé beaucoup de choses intenses depuis 2019 avec eux aussi. Et puis l'état d'esprit et la philosophie d'OG restent inchangés : nous sommes une famille soudée. Aujourd'hui, nous sommes simplement heureux de participer à The International avec ce groupe. »

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