Publicité
La bourse est fermée
  • CAC 40

    7 503,27
    -204,75 (-2,66 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 839,14
    -96,36 (-1,95 %)
     
  • Dow Jones

    38 589,16
    -57,94 (-0,15 %)
     
  • EUR/USD

    1,0709
    -0,0033 (-0,31 %)
     
  • Gold future

    2 348,40
    +30,40 (+1,31 %)
     
  • Bitcoin EUR

    61 709,48
    -89,96 (-0,15 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 369,45
    -48,43 (-3,42 %)
     
  • Pétrole WTI

    78,49
    -0,13 (-0,17 %)
     
  • DAX

    18 002,02
    -263,66 (-1,44 %)
     
  • FTSE 100

    8 146,86
    -16,81 (-0,21 %)
     
  • Nasdaq

    17 688,88
    +21,32 (+0,12 %)
     
  • S&P 500

    5 431,60
    -2,14 (-0,04 %)
     
  • Nikkei 225

    38 814,56
    +94,09 (+0,24 %)
     
  • HANG SENG

    17 941,78
    -170,85 (-0,94 %)
     
  • GBP/USD

    1,2686
    -0,0074 (-0,58 %)
     

Espagne: De la Fuente s’excuse d’avoir applaudi Rubiales mais refuse de démissionner

Espagne: De la Fuente s’excuse d’avoir applaudi Rubiales mais refuse de démissionner

L’affaire Rubiales s’invite dans l’actualité de la sélection masculine espagnole. Avant d’annoncer sa liste pour les matchs face à la Géorgie et Chypre ce vendredi, Luis De la Fuente, sélectionneur de la Roja, a pris la parole pour s’excuser de ses applaudissements de soutien très polémiques en direction de Luis Rubiales, président de la Fédération espagnole de football (RFEF).

"J'ai reçu de sévères critiques, tout à fait méritées"

Ce dernier avait réuni une assemblée générale extraordinaire le 25 août dernier devant les représentants du football espagnol en clamant à plusieurs reprises qu’il ne démissionnerait pas de ses fonctions après son baiser forcé sur la joueuse Jenni Hermoso, après le sacre mondial des féminines. Sa prise de parole avait été accompagnée d’une grande salve d’applaudissements de l’assistance, dont ceux de Rubiales ayant provoqué une grande vague d’indignation.

Accompagné du responsable de la communication de la Fédé, De la Fuente a fait son mea culpa. "Compte tenu de la répercussion de mes applaudissements lors de l'assemblée, je tiens à expliquer la situation, a-t-il déclaré. Je m'en excuse. Ce sont des faits injustifiables. Je me suis rendu à l'assemblée convaincu que ce serait un acte protocolaire d’adieu d’un président et c’est devenu tout le contraire. Ces gestes ne représentent pas mes valeurs ni la façon dont j'agis dans la vie. J'ai toujours défendu l'égalité et le respect. Au cours de mes 26 années en tant qu'entraîneur, j'ai toujours eu comportement impeccable. Ni Jenni ni le reste de ses coéquipières ne sont responsables de ce qui s'est passé après la finale de la Coupe du monde. J'aimerais tourner la page et reparler de football."

PUBLICITÉ

Ce ne fut pas vraiment le cas puisque la presse l’a assailli de questions sur cette affaire, qui dépasse désormais très largement le cadre du sport. "Quand l'assemblée s'est terminée, j'ai rencontré le staff technique jusqu'aux petites heures du matin et aussi samedi, a-t-il ajouté. Je ne me suis pas reconnu mais je n'ai pas la capacité d'écrire une déclaration en quelques heures." Il explique ne pas s’être encore entretenu avec Jenni Hermoso peut-être par "manque de courage". "Nous devons continuer à travailler sur l'égalité, a-t-il ajouté. Nous devons tous le faire, et moi compris."

"Donnez-moi le droit de faire des erreurs et de les rectifier. Je ne me suis pas reconnu, quand j'ai vu des heures plus tard, comment je m'étais comporté, a-t-il ajouté. Désolé parce que j'avais tort, c'était une erreur humaine dans une situation stressante."

"Je n'ai pas besoin de démissionner, je dois demander pardon"

De la Fuente justifie ses actes par un fort "contexte émotionnel" et la surprise de l’annonce de Rubiales qui avait laissé filtrer la veille son intention de démissionner. "Je ne me suis pas senti trahi par Luis Rubiales, mais je suis arrivé en pensant que ce serait une réunion de démission et nous avons été choqués quand nous avons vu que ce n'était pas comme ça", explique-t-il encore. Lui-même refuse aussi de quitter son poste, comme certains le lui demandaient.

"Je n'ai pas besoin de démissionner, je dois demander pardon. J'ai commis une erreur, une erreur humaine inexcusable. Si je pouvais revenir en arrière, je ne commettrais plus cet acte."

Article original publié sur RMC Sport