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Pour Eric Lombard, "il doit y en avoir plus pour les salariés et la transition écologique"

Stéphane Lagoutte/M.Y.O.P pour Challenges

RENCONTRE - Candidat à sa propre succession, le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations alerte sur la montée des populismes. Et prévient: "Il doit y en avoir plus pour les salariés, pour la planète et la transition écologique." Rencontre.

Sa longue silhouette en costume cravate et ses lunettes en métal lui donnent l'air conventionnel du technocrate. Pourtant, Eric Lombard, le directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), a suscité des exclamations d'enthousiasme dans le studio d'enregistrement de BFM Business, alors qu'il était l'invité des Entretiens d'HEC organisés par Challenges et la chaîne télévisée. "C'est énorme ce qu'il dit!" a soufflé l'un des techniciens de plateau dans la pénombre, devant les écrans qui captent l'émission.

Et pour cause. Celui qui ressemble, en surface, à l'archétype du financier que le système français à l'art de forger - défenseur de l'orthodoxie budgétaire, adepte souriant de l'économie libérale de marché - a pris son auditoire de court. En croisade contre un capitalisme "déréglé", le chef de la Caisse a souligné: "Le libéralisme économique va avec la démocratie. Mais il doit être tempéré de telle sorte qu'il profite mieux à tous." La victoire de la populiste d'extrême droite Giorgia Meloni aux législatives italiennes, en septembre, est un signe: "Il doit y en avoir plus pour les salariés, plus pour la planète et la transition écologique", sinon "il va y avoir des craquements" dans le tissu social, prévient Eric Lombard.

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La conjoncture actuelle n'augure rien de bon pour l'ordre social. "La situation est difficile, reconnaît le dirigeant. Nous sommes à la convergence de trois crises historiques" - l'invasion de l'Ukraine par l'arme russe et la pénurie énergétique qui en découle, la rupture des chaînes d'approvisionnement, le retour de l'inflation et de la hausse des taux d'intérêt. Elles brisent mécaniquement la croissance post-Covid, regrette Eric Lombard.

"Equilibre rompu"

Le discours de ce banquier, qui aime citer l'économiste de gauche Thomas Piketty, est à l'image de la mission d'intérêt général de l'organisme qu'il dirige. La CDC, bra[...]

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