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Eric Ciotti, son ex-femme soupçonnée, la droite et son éthique en toc

Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP

EDITO - La façon qu'a Eric Ciotti, en lice pour la présidence des Républicains qui se dispute ce week-end, d'accuser la justice de partialité politicienne, rappelle celle de François Fillon en 2017. L'ex-épouse du député des Alpes-Maritimes est visée par une enquête préliminaire du Parquet national financier.

A force de piétiner la morale, elle se venge. François Fillon en fit la cinglante démonstration. Le candidat à l'élection présidentielle de 2017 se para alors de l'immaculée tunique gaullienne, pour mieux stigmatiser la petitesse scélérate de Nicolas Sarkozy -"imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen?" -, avant d'être lui-même convaincu de comportement délictueux, tout comme son épouse. En le couvrant, malgré son exigence affichée d'ordre, une grande partie de la droite fut entraînée vers les bas-fonds électoraux par cette éthique en toc. La morale ne fait pas une bonne politique mais l'immoralité, elle, est un poison mortel. Le Parti socialiste en fut victime quand le ministre chargé de collecter l'impôt, Jérôme Cahuzac, se rendit coupable d'avoir dissimulé des sous en Suisse, puis d'avoir ajouté le mensonge à la grivèlerie fiscale...

Réplique du tremblement de terre

Pour ne pas avoir eu le courage de regarder sa "fillonnerie" en face, la droite est ces jours-ci rattrapée par une réplique du tremblement de terre qui la traumatisa alors. La voilà, de nouveau, tout aussi incapable d'y faire face. Ses dirigeants actuels s'en prennent obstinément au Parquet national financier (PNF), lequel a diligenté "une enquête préliminaire" pour vérifier si les révélations du Canard enchaîné concernant les potentiels emplois fictifs de l'ex-épouse du député Eric Ciotti sont fondées.

"Cabale", "méthodes de voyous", "deux poids deux mesures", "justice d'exception" … Des expressions qui rappellent celles brandies par François Fillon et son camp début 2017, lorsque a éclaté le "Penelopegate". Cette façon d'accuser la justice de partialité politicienne, aussitôt qu'elle touche à vos intérêts, est accablante. L'élu des Alpes-Maritimes et candidat à la présidentielle LR n'est-il pas le premier à réclamer toujours plus de "fermeté", afin de "rétablir la sécurité" et redonner des normes à une société dérivant vers l'anomie? Voilà le scandale: la justice fait preuve de célérité.

Et [...]

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