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EPR : le coût astronomique des retards des chantiers pour EDF

Thomas Chenel

Le site de l'EPR de Flamanville, en Normandie, le 16 juillet 2013. Desfoux/ANDBZ/AbacaPress 

Nouveau rebondissement dans la construction de l'EPR  de Flamanville. Des travaux sur les soudures défectueuses de ce réacteur nucléaire de troisième génération vont encore alourdir la note, déjà très élevée. Le groupe EDF a annoncé mercredi 9 octobre 2019, via un communiqué, des surcoûts pour un montant de 1,5 milliard d'euros, portant le budget total de ce chantier à 12,4 milliards d'euros. Ce qui devait devenir la vitrine commerciale de la filière nucléaire française s'apparente de plus en plus à un fiasco.

Lancée en décembre 2007, la construction de l'EPR (réacteur européen à eau pressurisée) dans le département de la Manche a connu de nombreux contretemps. Il devait initialement être connecté au réseau électrique en 2012, pour un coût de moins de 3,5 milliards d'euros. La mise en service de l'EPR est finalement prévue fin 2022, au plus tôt. Le nouveau retard annoncé aujourd'hui est lié à des défauts sur une soixantaine de soudures repérés l'an dernier. Parmi elles, huit traversent l'enceinte de confinement du réacteur et doivent à présent être refaites à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Un audit et un plan B à 400 M€

Pour effectuer ces travaux complexes, EDF compte recourir à des robots. "Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées", explique l'électricien. Toutefois, si cette solution n'était pas validée par l'ASN, un second scénario est prévu par l'opérateur public, "fondé sur l'extraction et la remise à niveau dans les bâtiments auxiliaires de sauvegarde".

Ce plan B occasionnerait un coût supplémentaire "de l'ordre de 400 millions…

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