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Epargne : l'actionnariat salarié recule

Bérangère Lepetit
La France reste «le champion d'Europe de l'actionnariat salarial» avec 76,3 % des entreprises qui proposent un plan collectif, la moyenne européenne est de 47%

Une étude annuelle réalisée par le groupe Eres, souligne que la participation des salariés dans l'entreprise diminue chaque année, alors que le nombre d'opérations d'actionnariat salarié lui est au plus haut.


C'est un paradoxe. En France, le nombre d'opérations d'actionnariat salarié n'a jamais été aussi élevé depuis 2006. Et pourtant, le poids de la participation des salariés dans l'entreprise diminue, année après année. C'est ce qui ressort de l'édition 2017 de l'étude réalisée chaque année par le groupe Eres, cabinet de conseil et gestionnaire en épargne salariale. D'après cette étude, le succès de l'actionnariat salarié ne se dément pas. En moyenne, près de 40 % de salariés bénéficiaires ont choisi de participer l'année dernière et 60 % des actions proposées ont été souscrites dans les entreprises du SBF 120 (l'indice des 120 plus grandes sociétés cotées en France).

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Il faut dire que l'opération reste rentable. Selon les calculs d'Eres, pour 100 € investis, les salariés ont réalisé un gain moyen compris entre 85 % et 574 % (selon l'abondement de l'entreprise, donc l'argent versé en plus). Sur le podium des sociétés françaises où les salariés ont été les plus chanceux, se trouvent Airbus, Arkema et Essilor. Ces trois entreprises allient, selon l'étude, «une très forte culture de l'actionnariat salarié» et de bonnes performances.

La part des salariés qui y souscrivent dégringole

Oui, mais voilà. Dans le même temps, le taux de démocratisation (part des salariés dans l'entreprise qui souscrivent à l'épargne salariale) dégringole à 42 %. Comment expliquer une telle situation ? «Cette mauvaise dynamique est notamment due à une instabilité fiscale, décrypte Olivier de Fontenay. L'annonce du retour, dans le projet de loi de finances 2017, du taux de contribution sociale patronale à (...)

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