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Environnement et protectionnisme, la double menace de l'économie de pénurie

·2 min de lecture

Reprise oblige, la demande mondiale a explosé, mais l'offre a du mal à suivre. Des tensions qui mettent en péril les bonnes résolutions sur la réduction des émissions de CO2 et aggravent les velléités protectionnistes.

Après la surabondance des années 2010, voici le temps des pénuries. L'explosion de la demande dans le monde est telle que l'offre a du mal à suivre. La cause immédiate, c'est le : les quelque 10.400 milliards de dollars de mesures de soutien ont provoqué un rebond de la consommation qui met à mal les chaînes d'approvisionnement. Mais l'économie de pénurie résulte aussi de deux forces plus profondes. La première est la décarbonation. L'abandon du charbon au profit des renouvelables a rendu l'Europe vulnérable dans l'approvisionnement en gaz naturel. Témoins, les pointes de 60% d'augmentation du prix du gaz ces dernières semaines. Alors qu'en Chine, des régions entières connaissent des coupures de courant.

La seconde force est le protectionnisme. Désormais, la politique commerciale n'est plus menée dans un souci d'efficacité économique, mais selon une série d'objectifs. On peut ainsi chercher à imposer aux pays étrangers des normes sur l'environnement ou les conditions de travail, ou punir des adversaires géopolitiques. Le nationalisme économique contribue à l'économie de pénurie. Le manque de chauffeurs routiers en Grande-Bretagne a été exacerbé par le Brexit. L'Inde manque de charbon à la suite d'une tentative malvenue de stopper ses importations de carburant. Et les flux d'investissement transfrontaliers des entreprises ont diminué de plus de moitié depuis 2015.

Attrait du protectionnisme

La situation devrait en partie s'améliorer avec la fin de la pandémie, mais les forces profondes de cette économie de pénurie ne disparaîtront pas de sitôt. La hausse du prix des carburants et de l'électricité pourrait inciter les gouvernements à assouplir les objectifs d'émissions et à revenir à des sources d'énergie polluantes. Ils devront donc repenser leur politique environnementale face à l'envolée des prix de l'énergie et au ralentissement de la croissance.

L'économie de pénurie pourrait aussi renforcer l'attrait du protectionnisme et de l'intervention étatique. Beaucoup d'[...]

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