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Entretien. ‘‘Au Canada, tout est possible mais il faut faire ses preuves’’

Courrier Expat (Paris)
·2 min de lecture

Dix ans après son arrivée au Canada, Karine Delvolvé, experte toulousaine en droit de l’immigration, croit fermement en une intégration tant professionnelle que culturelle de juristes venus de l’étranger, notamment de France.

Courrier Expat : Après des études de droit et une expérience professionnelle en France et en Belgique, c’est au Canada que vous avez décidé, il y a dix ans, de poursuivre votre carrière juridique. Pourquoi ?

Karine Delvolvé : Alors que j’étais à Bruxelles, j’ai rencontré un Québécois avec qui j’ai quitté Bruxelles, en 2008, pour Paris, où je suis restée deux ans. En fait, c’est toujours une raison personnelle qui m’a fait voyager, avec un intérêt dominant pour le droit d’ailleurs, le droit international et les connexions – ou les comparaisons – qu’on pouvait faire entre les différentes réglementations.

En tant qu’avocate, avez-vous dû recommencer une partie de vos études au Québec ?

Oui. L’accord de reconnaissance mutuelle entre le barreau du Québec et le barreau français a été signé en 2008, deux ans avant mon arrivée dans la province. Il permet aux avocats français de s’installer au Québec à condition de réussir un examen de déontologie. Ce que j’ai fait au bout de six mois d’études.

Le droit québécois est inspiré du droit civil français, non ?

Le droit civil est d’inspiration napoléonienne, mais il a évolué au Québec de manière différente. La culture et la pratique du droit au Québec sont très différentes des pratiques européenne. Ici, vous avez développé une culture de la négociation, de la médiation, de tous les modes alternatifs de résolution des conflits. Elle est ancrée dans votre façon de pratiquer le droit. Alors qu’en France on va beaucoup plus facilement au tribunal.

Vous avez fondé il y a quatre ans une clinique juridique rattachée à l’niversité de Montréal, où vous enseignez d’ailleurs, pour épauler les professionnels immigrants formés à l’étranger. Pourquoi ?

Quand je suis arrivée au Québec, je me suis un peu en remise en question sur le plan professionnel. Ce qu’

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