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Les entreprises n’ont rien à faire en politique

·2 min de lecture

Les patrons américains veulent peser sur la démocratie. Risqué, alors qu’une approche concurrentielle peut rendre lucrative l’adhésion au changement impulsé par l’Etat.

Quand ils constatent la proximité entre politique et grandes entreprises dans un pays étranger, les Américains l’interprètent souvent comme un signe de dégradation institutionnelle, de capitalisme de copains ou d’autoritarisme. Pourtant, aux Etats-Unis, les entreprises ont de plus en plus tendance à se mêler de politique. Pour la bonne cause parfois, comme ces patrons qui ont protesté contre les nouvelles lois restreignant le droit de vote en Géorgie et dans d’autres Etats. Certains vont jusqu’à endosser le costume de PDG-homme d’Etat. A l’image de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, qui n’a pas hésité à se prononcer, entre autres considérations, sur les acquisitions de matériel militaire ou sur la justice criminelle.

S’adapter aux souhaits de la société

Le phénomène est révélateur d’un changement du rôle des entreprises dans la société. Avec des conséquences et des risques sans doute sous-évalués. D’abord, il est illusoire de penser pouvoir régler le problème de la défiance de l’opinion à l’égard des politiques en donnant plus de pouvoir à une élite de grands patrons non élus. La concurrence telle que la concevait l’économiste Milton Friedman est une meilleure façon de réfléchir à la façon dont les entreprises pourraient appréhender la politique. Elle rend légitime et lucrative l’adhésion au changement social. Avec le marché, les entreprises doivent anticiper et s’adapter aux souhaits de la société. Face à des consommateurs qui désirent des produits plus humains et plus vertueux, ou Tesla proposent une offre adaptée. Ce qui oblige d’autres entreprises comme McDonald’s et General Motors à s’adapter. De même, pour recruter le meilleur personnel, les sociétés doivent s’ouvrir aux différentes cultures. Et afin d’assurer leur prospérité, il leur faut anticiper la façon dont les lois sur les externalités changeront avec l’opinion publique.

Aujourd’hui, quel capitaliste irait faire des investissements à long terme en pariant qu’il n’y aura jamais de taxe sur les émissio[...]

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