Marchés français ouverture 7 h 33 min
  • Dow Jones

    31 391,52
    -143,99 (-0,46 %)
     
  • Nasdaq

    13 358,79
    -230,04 (-1,69 %)
     
  • Nikkei 225

    29 489,76
    +81,59 (+0,28 %)
     
  • EUR/USD

    1,2095
    +0,0007 (+0,06 %)
     
  • HANG SENG

    29 095,86
    -356,71 (-1,21 %)
     
  • BTC-EUR

    40 262,97
    -1 059,63 (-2,56 %)
     
  • CMC Crypto 200

    957,46
    -29,19 (-2,96 %)
     
  • S&P 500

    3 870,29
    -31,53 (-0,81 %)
     

Entreprises : entre "zombification" et faillites en série

·2 min de lecture

Avec des entreprises surendettées, banques et gouvernement cherchent un cap face aux risques de défaillances et d'économie atone.

Ce consultant, qui joue les pompiers auprès des entreprises en difficulté, ne cache pas une certaine gêne. "D'un côté, je ne suis pas mécontent d'avoir obtenu un prêt garanti par l'Etat (PGE) pour mon client, au bord du gouffre, explique-t-il. Mais, de l'autre, je suis bien conscient que si les crédits sont distribués à ce genre de boîte, dont les perspectives de redressement sont nulles, on va avoir un gros problème." Alors que la crise du Covid s'apprête à perdurer une deuxième année, les banques et le gouvernement vont devoir trouver un cap entre un tsunami de faillites et la "zombification" de l'économie, avec son cortège d'entreprises mortes vivantes. La possibilité ouverte par le gouvernement, à la mi-janvier, de , fait encore grandir ces deux risques.

Le premier confinement a en effet ouvert de manière impressionnante les vannes du crédit. La dette brute des sociétés tricolores a augmenté de près de 175 milliards d'euros entre fin février et fin septembre 2020, contre seulement 65 milliards d'euros sur la même période en 2019. Les PGE sont à l'origine de cette explosion : ils pèsent aujourd'hui 130 milliards et 638 000 entreprises en ont souscrit. S'ajoutent des retards sur les paiements de cotisations sociales de près de 23 milliards d'euros mi-novembre.

Du coup, certains dirigeants estiment qu'il faut offrir un ultime shoot d'argent public aux sociétés en manque, pour éviter un raz de marée dans les tribunaux de commerce. Lors du , en décembre, Antoine Frérot, PDG de Veolia et président de l'Institut de l'entreprise, appelait ainsi l'Etat à donner "un dernier petit coup d'épaule" pour que les petites structures, artisans et commerçants, voient leur bilan de fin 2020 remis au niveau de fin 2019. "On efface ainsi l'année terrible, estime Antoine Frérot. La dépense supplémentaire se monterait de 10 à 20 milliards d'euros pour l'Etat. Il ne faut pas s'arrêter au milieu du gué."

Réserves démultipliées

Une telle solution paraît inenvisageable pour ce banquier pa[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi