La bourse est fermée

Des entreprises américaines versent de grosses primes à leurs salariés... pour qu'ils partent en vacances

L’entreprise FullContact verse 7.500 dollars à ses employés qui se déconnectent pendant leurs vacances.


On le surnomme le "pays sans vacances". Aux États-Unis, les salariés ont du mal à prendre des congés ou continuent de travailler sur leurs jours de repos. Une situation qui engendre de la fatigue et réduit leur productivité. Pour enrayer le phénomène, des entreprises américaines ont décidé de verser une grosse prime à leurs salariés pour les encourager à partir en congé. C’est notamment le cas de FullContact. La société verse plus de 6.800 euros par an à ses employés à condition qu’ils oublient totalement leur travail quand ils partent en vacances, explique Ouest-France.

Pour toucher cette somme, les salariés ne doivent répondre à aucun appel en rapport avec leur travail et s’abstenir de lire leurs e-mails professionnels. "Les employés qui reviennent d’un congé payé ‘payé’ […] reprennent le boulot avec beaucoup plus d’enthousiasme et travaillent plus dur", a expliqué le directeur du service de communication de FullContact Brad McCarty, au Washington Post. Si l’accord est rompu, les employés doivent rembourser la prime versée. Un cas de figure qui ne s’est cependant jamais présenté.

Rendre jaloux ses collègues

Si FullContact sort du lot pour le montant de la prime allouée, elle n’est pas la seule entreprise à avoir mis en place ce système. En moyenne, explique BFMTV, les entreprises américaines versent autour de 2.000 dollars pour que leurs salariés déconnectent. C’est notamment le cas du côté d’Airbnb, de la société de marketing Steel House ou du voyagiste Afar Media.

D’autres entreprises ont recours à des méthodes plus originales pour obliger leurs salariés à déconnecter. Clyde Group propose ainsi à ses employés cinq semaines de vacances avec un budget de 5.000 dollars et un objectif : rendre jaloux leurs collègues.

"Sentiment de culpabilité"

Des méthodes qui semblent fonctionner et qui prennent tout leur sens aux Etats-Unis alors qu’un rapport du Centre pour la recherche économique et politique (CEPR) estimait (...)

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