La bourse ferme dans 2 h 43 min
  • CAC 40

    6 745,93
    -20,58 (-0,30 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 214,65
    -9,32 (-0,22 %)
     
  • Dow Jones

    35 756,88
    +15,73 (+0,04 %)
     
  • EUR/USD

    1,1624
    +0,0022 (+0,19 %)
     
  • Gold future

    1 792,40
    -1,00 (-0,06 %)
     
  • BTC-EUR

    50 641,45
    -3 568,17 (-6,58 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 415,58
    -89,57 (-5,95 %)
     
  • Pétrole WTI

    83,72
    -0,93 (-1,10 %)
     
  • DAX

    15 697,74
    -59,32 (-0,38 %)
     
  • FTSE 100

    7 267,13
    -10,49 (-0,14 %)
     
  • Nasdaq

    15 235,71
    +9,01 (+0,06 %)
     
  • S&P 500

    4 574,79
    +8,31 (+0,18 %)
     
  • Nikkei 225

    29 098,24
    -7,77 (-0,03 %)
     
  • HANG SENG

    25 628,74
    -409,53 (-1,57 %)
     
  • GBP/USD

    1,3744
    -0,0019 (-0,14 %)
     

Des entreprises alimentaires se distinguent par l’adoption croissante de cibles protéiniques durables en vertu d’un engagement quinquennal d’investisseurs dans le cadre de l’Initiative FAIRR

·8 min de lecture

Malgré de nets progrès, l’Engagement de FAIRR, dont les investisseurs participants représentent 18 trillions $ d’actifs sous gestion, indique que les entreprises alimentaires doivent faire davantage en matière de transition vers les protéines durables pour lutter contre les risques liés aux changements climatiques au sein du système alimentaire

  • Les géants canadiens de la production laitière Saputo, Amazon (Whole Foods), Costco et Kraft Heinz figurent sur la liste FAIRR parmi les entreprises offrant les moins bonnes performances.

  • 72 % des firmes analysées n’ont pas encore adopté de cibles formelles de diversification des protéines.

  • Alors que de plus en plus d’entreprises agissent afin d’améliorer les ingrédients de leurs produits laitiers, Loblaw est le seul parmi les 25 manufacturiers et détaillants en alimentation analysés dans le plus récent rapport de FAIRR à présenter une forte exposition aux produits laitiers sans engagement, politique ou programme spécifique à recourir à des sources durables.

  • L’intérêt des investisseurs pour des alternatives aux protéines animales monte en flèche alors que le soutien à l’engagement de FAIRR en faveur des protéines durables auprès des grandes entreprises alimentaires a cru de 1 300 % depuis son lancement en 2016.

MONTRÉAL, September 29, 2021--(BUSINESS WIRE)--Le nombre d’entreprises ayant adopté des cibles formelles d’augmentation de leur offre de protéines alternatives a crû de 0 % en 2018 à 28 % en 2021. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Initiative FAIRR dans le cadre de son engagement quinquennal auprès des 25 plus grands producteurs et détaillants en alimentation.

Dans son rapport « Appetite for Disruption: The Final serving », l’Initiative FAIRR identifie la majorité (72 %) des entreprises alimentaires qui n’ont pas encore adopté de cibles formelles de protéines alternatives dans le cadre de leurs efforts de décarbonisation. Malgré l’explosion de la demande des consommateurs envers des alternatives à la viande et aux produits laitiers, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a souligné que l’émission de méthane dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis 800 000 ans et qu’il faut de toute urgence réduire de façon soutenue les émissions de méthane (dont 32 % proviennent du bétail) pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

« Le Canada est une destination attrayante pour la communauté internationale des investisseurs responsables, explique Jo Raven, directeur principal, Recherche et Engagements, de l’Initiative FAIRR. Le climat et le paysage diversifié du pays est propice au développement de produits alimentaires à base de plantes. Les efforts continus qui y sont menés pour réduire les émissions agricoles et l’impact de la Supergrappe des industries des protéines sur la croissance économique dans les Prairies sont des indicateurs prometteurs de croissance. La nouvelle usine de production de 94 000 pieds carrés de Merit Functional Food à Winnipeg est un excellent exemple d’entreprises qui réalisent des investissements importants dans des projets de protéines à base de plantes. Il s’agit de la première installation commerciale à produire de la protéine de canola de qualité alimentaire.»

Le marché mondial des protéines à base de plantes atteindra une valeur de 182 milliards $ canadiens en 2035 et nécessitera plus de 41 millions de tonnes de cultures à forte teneur en protéines, telles que les pois, le canola, les lentilles et le soya pour répondre à la demande. Voilà une opportunité pour le Canada, selon Protein Industries Canada, un organisme sans but lucratif créé par l’industrie afin de positionner le Canada comme source mondiale de protéines végétales et de coproduits à base végétale de haute qualité. Les données économiques préliminaires de modélisation indiquent que les projets dans lesquels investit Protein Industries Canada susciteront la création de plus de 5 000 emplois et contribueront au PIB du Canada à hauteur de plus de 4,5 milliards $.

« Avec environ 250 millions $ d’investissements publics en innovation dans le domaine des protéines végétales et une Supergrappe des industries des protéines dans les Prairies, le Canada s’est positionné comme un précurseur dans la course à l’innovation en matière de protéines végétales, souligne Dustyn Lanz, chef de la direction de l’Association pour l’investissement responsable.

Le rapport de FAIRR offre une évaluation utile sur la manière dont les entreprises alimentaires exploitent la tendance vers les protéines végétales pour susciter de la croissance économique tout en livrant du rendement pour le climat et la santé publique. Le rapport jette un éclairage sur les opportunités qui s’offrent aux entreprises et investisseurs dans le marché en croissance des protéines durables. »

« Même si Saputo et Loblaw accusent présentement un retard sur d’autres producteurs comme Unilever et Tesco dans la transition vers les protéines, il est encourageant de voir ces entreprises canadiennes prendre des mesures pour saisir ces occasions d’affaires, ajoute Jo Raven. Par exemple, Saputo Inc. a fait l’acquisition de Bute Island Foods, un fabricant de fromage à base de plante au Royaume-Unis, ce qui renforce sa présence dans le segment de marché des alternatives aux produits laitiers. Cependant, les deux entreprises sont plus lentes dans leur transition que d’autre manufacturiers comme Unilever et Nestlé, added Jo Raven

« Les récents engagements du Canada pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 à 45 % en 2030 sous les niveaux de 2025 sont prometteurs. S’il y parvient, les entreprises alimentaires canadiennes devront accroître leur adoption de protéines durables et des investissements supplémentaires seront requis pour faire en sorte que le Canada demeure à l’avant-garde d’une alimentation saine et durable dans une économie à faible densité de carbone », conclut Mme Raven.

Les principales conclusions du rapport de l’Initiative FAIRR sont les suivantes.

  • La demande de protéines alternatives de la part des consommateurs nord-américains monte en flèche : 39 % des foyers américains achètent déjà du lait végétal et l’an dernier, les ventes d’aliments végétaux ont augmenté presque deux fois plus que celles de l’alimentation au détail.

  • 28 % (7/25) des producteurs et détaillants alimentaires mondiaux ont maintenant établi des cibles pour élargir leur portefeuille de protéines alternatives, alors qu’aucun ne l’avait fait en 2018.

  • Cinq entreprises mondiales (Unilever, Tesco, Nestlé, Sainsbury’s et Conagra) sont reconnues comme des « pionniers » en recherche et innovation dans le domaine des protéines durables.

  • 48 % des entreprises identifient et divulguent le volume de leurs émissions provenant de l’agriculture animale (Type 3), alors que cette proportion n’était que de 21 % en 2019.

  • Les détaillants britanniques Tesco et Sainsbury’s font preuve de leadership mondial en matière de diversification protéinique et d’innovation, contrairement à leurs pairs américains et européens. Tesco s’est engagée à augmenter de 300 % d’ici 2025 ses ventes de substituts de viande. Sainsbury’s projette d’accroître son volume de ventes de protéines et produits laitiers végétaux, à la suite d’une impressionnante augmentation de 40 % des régimes végétaux au Royaume-Uni en 2020.

Selon les investisseurs, les entreprises qui traînent encore de la patte sont en train d’échouer à se protéger des risques climatiques coûteux encourus par la production de viande et de produits laitiers, des dommages à leur réputation et d’une réglementation imminente sur la transition vers les protéines. Les entreprises nord-américaines sont extraordinairement sous-performantes en comparaison de leurs pairs européens comme Unilever, Conagra, Nestlé et les détaillants britanniques Tesco et Sainsbury’s qui figurent parmi les entreprises les plus performantes. Saputo, Amazon (Whole Foods), Costco et Kraft Heinz figurent parmi les entreprises les moins performantes de la liste FAIRR.

2021 : L’année de la viande cultivée

L’étude de FAIRR indique également que 2021 est « l’année de la viande cultivée ». La viande cultivée est une protéine animale produite par la culture de cellules animales en laboratoire et ensuite le recours à un bioréacteur pour reproduire la structure du tissu cellulaire de la viande. Cela signifie que ces produits offrent une authentique source de protéine animale qui ne requiert pas l’abattage d’animaux ou l’ingestion d’antibiotiques par le bétail, émet moins d’émissions de gaz à effet de serre et requiert moins d’eau et de sol.

Les investissements dans la technologie de la viande cultivée ont été multipliés par six pour atteindre 366 millions $ en 2020, un total déjà dépassé en 2021 alors que les investissements dans des entreprises de viande cultivée sont à l’heure actuelle de l’ordre de 506 millions $. Jusqu’à maintenant, la conversation sur la conversion aux protéines a principalement porté sur les options de protéines végétales, mais la montée de la viande cultivée devrait bousculer le marché dans les années qui viennent.

L’étude de FAIRR souligne aussi comment les décideurs politiques européens reconnaissent de plus en plus la réduction de la consommation de viande et la diversification protéinique comme des outils efficaces d’atténuation des changements climatiques et d’amélioration de la santé.

Le rapport complet « Appetite for Disruption: A Final Serving » et le Sustainable Proteins Hub interactif sont disponibles à l’adresse suivante : http://fairr.org/ for members.

À propos de FAIRR

L’initiative FAIRR est un réseau d'investisseurs, fondé par Jeremy Coller et regroupant 40,000 milliards (40 trillions) de dollars d'actifs sous gestion. FAIRR travaille avec les investisseurs institutionnels pour définir les questions ESG importantes liées aux systèmes d'élevage et de pisciculture intensifs et leur fournir les outils nécessaires pour intégrer ces informations dans leur gestion d'actifs et leurs décisions d'investissement. Cela inclut l'indice Coller FAIRR, la première évaluation complète au monde des plus grandes entreprises mondiales de protéines animales sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance. Visitez www.fairr.org et suivez @FAIRRInitiative.

Consultez la version source sur businesswire.com : https://www.businesswire.com/news/home/20210929005281/fr/

Contacts

Martine Nadeau / martine@pingcommunication.ca / T : 514-238-0568

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles