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Entre stratégie politique et prudence technocratique, l'art unique de gouverner d'Angela Merkel

·2 min de lecture

NOS ANNEES MERKEL (3/3) - Les yeux rivés sur l'état de l'opinion publique, Angela Merkel a su sentir les évolutions sociales et sociétales de l'Allemagne. Quitte, parfois, à gouverner en franchissant les lignes rouges de son parti. Notamment sur les questions européennes.

Si elle a parfois gouverné au fil de l’eau, les yeux rivés sur l’état de l’opinion publique, est restée suffisamment stratège pour sentir les évolutions sociales et sociétales du pays, et gouverner au centre, siphonnant les idées de ses partenaires de coalition, par exemple sur l’arrêt du service militaire obligatoire. "Nous nous sommes bien amusés au parti, acquiesce Max Landero, candidat social-démocrate à Berlin Mitte, lorsqu’elle a obtenu son diplôme de docteur honoris causa à Harvard, c’était notamment pour le mariage gay et l’introduction du salaire minimal, des idées à nous !"

"Opacité et prudence technocratique"

Les questions européennes, en revanche, ont poussé l’Allemande à vraiment évoluer et à franchir les lignes rouges de son parti. "Au fil des années, elle en est venue à un engagement plus profond, apprécie un haut diplomate français, elle a réfléchi au fait que l’Europe devait prendre son destin en main. Après le Brexit, elle s’est encore plus investie ." Et c’est ainsi, selon le politologue Hans Vorländer qu’elle a contribué à conserver l’unité de l’Union européenne. "Pendant la crise grecque, elle s’est opposée à des conservateurs de premier plan, notamment son ministre des finances Wolfgang Schäuble, pour éviter le Grexit. Et pendant la pandémie, elle a accompli un pas supplémentaire, immense." Convaincue que seul un plan de relance géant sauverait le continent, la chancelière a accepté le principe d’une dette commune. Elle a eu beau préciser que c’était une initiative "unique et exceptionnelle" liée à la crise, elle a brisé un tabou dans son pays. Mais là encore, elle a réagi, plutôt qu’elle n’a agi.

Président de la Conférence de Munich sur la sécurité, Wolfgang Ischinger en est convaincu : "L’Allemagne doit réapprendre à développer des idées et à faire avancer de grandes visions de l’Europe. La dernière grande vision est venue d’Emmanuel Macron, . À cette époque, rien n’est venu de Berlin, sinon un silence assourdissant." Chercheuse au think tan[...]

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