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Entre l'UE et les lobbies, la guerre des normes aura bien lieu

A. Dedert/AFP

Pour définir un capitalisme plus vertueux, les intérêts s'affrontent. L'Europe veut instaurer des critères exigeants pour les entreprises en 2024, en créant une dette climatique et sociale. Mais le lobbying est intense pour conserver un cadre d'inspiration américaine, plus souple.

Pour les passagers clandestins de l'ESG, la fin de la récréation est bientôt sifflée. En 2024, près de 50.000 entreprises européennes devront se plier aux nouvelles normes de comptabilité extra-financière, qui intégreront des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) inédits. Ils leur serviront ensuite d'outils de pilotage pour réduire leurs émissions de carbone et améliorer la vie en entreprise. Ces nouvelles normes doivent mettre fin à la confusion générale autour des critères ESG, régulièrement accusés d'être des outils d'écoblanchiment, ou greenwashing. Le compte à rebours est lancé, et le lobbying a commencé. Avec l'application de la directive Corporate Sustainability Reporting de 2021, la Commission européenne veut recevoir des premières propositions de normes mi-novembre; elle rendra son verdict en 2023. Les acteurs de l'ESG, des instances internationales aux financiers en passant par les entreprises et les agences de notation, se livrent une guerre d'influence pour imposer leur langage comptable.

Sous ses douloureuses technicités, l'enjeu est immense. D'un point de vue politique, d'abord. Le capitalisme et la comptabilité moderne sont les deux faces d'une même pièce. Le capitalisme ne valorise que les éléments qu'il sait chiffrer en termes de résultats financiers, comme les titres boursiers, les emprunts, les créances, le matériel, les ressources humaines. Or, la comptabilité extra-financière permet justement de mettre un prix à ce qui, jusque-là, n'en avait pas: le climat, les droits humains, la diversité…

Transformation profonde

Si les financiers commencent à intégrer la nature et la société dans les normes comptables, les dégâts infligés à l'environnement et à l'humanité seront envisagés comme une forme de dette - qu'il faudra rembourser de quelque manière. Les normes extra-financières que choisira la Commission européenne impacteront donc l'allocation des capitaux. En d'autres termes, elles pourraient transformer le visage du capitalisme[...]

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