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Les coulisses de la crise au sommet d'Engie

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Les coulisses de la crise au sommet d'Engie

C’est la crise chez Engie. Depuis une semaine, le groupe est en ébullition alors qu’il envisage de ne pas renouveler dans ses fonctions sa directrice générale, Isabelle Kocher, qui arrive à la fin de son mandat en mai prochain, comme nous l’indiquions mardi 3 décembre. Et alors qu’un projet stratégique majeur visant à ouvrir le capital des activités de réseaux et de stockage de gaz (GRT Gaz, GRDF, Storengy, Elengy) est sur la table.

Sa réaction dans l'édition du Figaro datée de jeudi dernier, où elle s’opposait au "démantèlement d’Engie", a ulcéré son conseil d’administration. Le soir même, après la réunion du comité des nominations, le président d’Engie Jean-Pierre Clamadieu lui a signifié que "le conseil d’administration ne penchait pas en sa faveur", rapportent plusieurs sources.

Selon nos informations, plusieurs administrateurs ont même souhaité la convocation d’un conseil extraordinaire dimanche dernier pour acter un changement de direction. "Certains membres voulaient l’évincer rapidement" explique un proche du groupe. Mais le ministère de l’Economie, alors que l'Etat est premier actionnaire d’Engie avec 24% de son capital, n’a pas souhaité accélérer le calendrier et cristalliser une crise déjà aigüe. "Il y a des échéances à respecter, explique-t-on à Bercy. Et il y a d’abord un sujet de stratégie avant un sujet de personne". Le message est nuancé : Isabelle Kocher ne sera pas révoquée… mais...

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