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EnCrochat, Sky ECC... Les téléphones sécurisés dans le collimateur de la police

Louis Neveu, Journaliste
·1 min de lecture

Dans le monde parallèle du grand banditisme, rien n’est ordinaire, pas même les communications et les opérateurs de téléphonie. Les organisations communiquent avec des smartphones ultrasécurisés dont les échanges ne passent pas par les opérateurs de téléphonie. En plus d’être fortement chiffrés, les messages sont éphémères, les caméras et les micros désactivés et les applications sont verrouillées. Le seul hic est que, au fil du temps et des interpellations, cela se voit puisqu’il faut que chaque interlocuteur soit équipé des mobiles en question.

Et c’est ainsi qu’en 2020, une vaste opération de police internationale a pu neutraliser les serveurs d’EncroChat, une société proposant des mobiles ultra-sécurisés à 1.000 euros et dont l’abonnement mensuel coûtait autour de 800 euros. Ses 60.000 clients étaient essentiellement liés à des réseaux de trafics de drogue, d’armes ou de traite d’êtres humains. Après que la police française a pris le contrôle des serveurs de la société en juin, les forces de police ont pu implanter un malware dans les mobiles via une mise à jour pour pouvoir consulter les échanges sur les mobiles, sans même avoir besoin de les déchiffrer. Début juillet 2020, Eurojust, Europol, la Gendarmerie française et la police néerlandaise ont expliqué lors d’une conférence de presse commune avoir démantelé ce service de téléphonie. Dernier rebondissement en date, en France, comme l’explique Le Monde, la justice tombe sous le coup de plaintes qui viennent dénoncer l’illégalité de la collecte massive de données issues de la messagerie chiffrée.

Sky ECC explique que son téléphone chiffré a comme clients des avocats, des universités, des organisations médicales, des journalistes, des grands dirigeants d’entreprises. La police considère que les services sont exclusivement employés par des organisations criminelles. © Futura
Sky ECC explique que son téléphone chiffré a comme clients des avocats, des universités, des organisations médicales, des journalistes, des grands dirigeants d’entreprises. La police considère que les services sont exclusivement employés par des organisations criminelles. © Futura

Sky ECC : « Nous interdisons les activités criminelles »

Mais cela n'empêche pas les fins limiers des polices de suivre désormais une autre...

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