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Sept personnes d'une même entreprise vivent ensemble 24 heures sur 24 même les week-ends

Cyprien Tardieu
·3 min de lecture
Sept personnes d'une même entreprise vivent ensemble 24 heures sur 24 même les week-ends

Cinq employés et deux responsables d’une même boîte américaine ont pris la décision de cohabiter dans la même maison. Ce choix leur permet d’économiser un an de loyer.

Croiser son patron sur le chemin de la salle de bains, prendre le petit-déjeuner avec son collègue, parler boulot pendant les vacances… Alors que l’organisation du travail a connu d’énormes bouleversements ces quatorze derniers mois à cause de la crise sanitaire, une entreprise américaine a poussé le bouchon très loin.

7 à la maison

Cinq employés et deux responsables de la start-up Fiveable ont pris l’initiative de cohabiter 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, racontent The Guardian et Slate. Tout ce petit groupe dort, mange, passe des soirées et part en vacances ensemble. Ils vivent à sept dans une maison à Milwaukee, dans le Wisconsin aux États-Unis, pour le meilleur et pour le pire depuis le début de la pandémie de Covid-19. 

Ce choix surprenant a été en partie dicté par l’entreprise dans le but de réduire les coûts. Pour convaincre un maximum d’employés, la société spécialisée dans les technologies de l’éducation n’a pas lésiné sur les moyens : gratuité du loyer pendant un an, avantages sociaux (loin d’être la norme aux États-Unis) et frais de déménagement payés par la boîte.

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À en croire The Guardian, ce style de vie, rebutant pour de nombreuses personnes, fait l’unanimité pour l’instant. En 2020, les sept employés ont ainsi passé toutes les grandes vacances à sept. Ils ont aussi fêté tous les anniversaires en groupe. Cela n’empêche pas certains moments de gêne notamment au début. 

"Je voulais impressionner mes patrons. J'étais donc un peu nerveux. Je ne savais pas vraiment ce que je devais dire ou ce que je devais faire", expose Harry Cao l’un des colocataires. Quelque temps plus tard, une soirée un peu trop arrosée a fini de "briser la glace" avec ses patrons. "Je ne vais pas renvoyer Harry pour être tombé malade. Il s’amuse juste", explique Amanda DoAmaral, une responsable, qui se défend de profiter de cette colocation inédite pour surveiller son équipe. En revanche, la ligne rouge ne doit jamais être franchie.

Des salariés n’ont pas tenu

"S'il y avait une bagarre entre les gens et que des choses vraiment horribles étaient dites… des choses racistes, sexistes ou homophobes, ce serait vraiment inquiétant", développe-t-elle. Par ailleurs, la boss indique qu’elle a déjà dû licencier des employés qui ne respectaient pas les règles de la colocation. "Nous ne pouvions pas communiquer et cela mettait tout le monde mal à l'aise. La plupart des choses sur lesquelles vous pouvez travailler, comme nettoyer votre vaisselle ou baisser le chauffage - vous trouvez un compromis, vous le comprenez. Mais avec certaines personnes, vous ne pouvez tout simplement pas", argumente-t-elle.

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Si cette manière de vivre peut convenir aux personnes les plus sociables, elle s’avère aussi particulièrement dévorante pour la vie privée. D’ailleurs, tous se décrivent comme des "bourreaux de travail". "Mon travail est devenu un passe-temps pour moi. Mais je ne me suis jamais senti obligé de rester après les heures", dit un salarié. Et pour les week-ends ? "Nous essayons de ne pas travailler le samedi. Et les dimanches sont un peu comme une demi-journée", expose DoAmaral. Pas forcément le meilleur moyen pour décompresser.

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