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Emmanuel Todd et Edgar Morin: le "Parti russe" relève la tête!

BALTEL/SIPA

Edito - Les intellectuels français pro-russe ont fait preuve de retenue depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais le géographe et le sociologue ont récemment repris la parole et la plume sur le sujet récupérant à leur compte des éléments de la propagande du Kremlin.

Depuis quelques mois déjà, les acharnés du "Parti russe" se terraient et se taisaient. Difficile, sinon impossible, de défendre, avec plus ou moins d’habileté et de conviction, un pays agresseur et massacreur. À l’extrême-droite et à la gauche de la gauche, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui furent longtemps d’ardents "compagnons de route" de Poutine, prirent soin de condamner l’agression contre l’Ukraine et son peuple, de prendre leurs distances avec le satrape de Moscou. Parmi les intellectuels, ceux qui donnaient des munitions idéologico-historiques à cette nébuleuse, cet hypothétique "Parti russe", se firent eux aussi discrets. Peu d’articles, aucun livre. Nous étions par exemple dispensés des interminables tirades de Henri Guaino, l’ex-conseiller "spécial" de Nicolas Sarkozy, reprenant dans Le Figaro, de façon à peine détournée, la plupart des raisonnements de la propagande poutinienne. Le "Parti russe" s’était mis en tenue de camouflage.

Ça ne pouvait durer.

Premier à ressortir, Edgar Morin publie un bref essai, "De guerre en guerre" (éditions de L’Aube). L’illustre sociologue - nous sommes nombreux à avoir lu avec passion son célèbre livre "La rumeur d’Orléans" publié en 1969, scrutant une ville française saisie par l’antisémitisme - joue cette fois de son grand âge (101 ans), de ses engagements personnels (la résistance anti-nazie) et de huit décennies d’observation, d’études, des principaux conflits politico-militaires, pour nous infliger une pesante leçon de géopolitique dépourvue de toute sympathie pour la cause ukrainienne. Certes nous savions l’auteur du très beau "Autocritique" doté d’un solide anti-américanisme cette fois, répercuté sur la cause ukrainienne. Dans son esprit et sous sa plume, Washington et la Maison Blanche sont responsables ou coupables des maux universels de façon quasi ontologique. Le président Biden, pas plus qu’un autre, n’échappe à cette vindicte. Mais nous ne doutions pas que cet intellectuel tant admiré et célébré céder[...]

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