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Emmanuel Macron lance une "collecte nationale" pour sauver les églises en ruine

Emmanuel Macron lance une "collecte nationale" pour sauver les églises en ruine

Un plan d'ampleur. En déplacement en Côte-d'Or pour lancer les Journées du patrimoine, Emmanuel Macron a annoncé vouloir sauver les bâtiments religieux, souvent en péril dans les villages de France.

"Le plan que nous lançons vise à convertir en énergie positive l'émotion populaire", a lancé ce vendredi le chef de l'État au pied de la collégiale gothique Notre-Dame de Semur-en-Auxois en Bourgogne.

Une réponse aux maires

Cette visite cherche à répondre à l'inquiétude des maires de nombreux villages qui ne parviennent plus à assumer les charges financières des églises en ruine. De quoi pousser le président à lancer une grande souscription nationale.

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"Nous lançons une collecte pour le patrimoine religieux qui commence le 15 septembre et a pour vocation sur 4 ans de récolter 200 millions d'euros", a avancé le chef de l'État, accompagné de l'animateur Stéphane Bern et sa ministre de la Culture Rima Abdul-Malak.

Ce don sera défiscalisé jusqu'à 1000 euros, "comme ça a été le cas sur le chantier de Notre-Dame de Paris", après l'incendie qui a frappé la cathédrale.

Depuis la loi de séparation des églises et de l'État de 1905, les communes ont la charge d'entretenir les édifices religieux construits avant cette date, soit la très grande majorité des bâtisses.

Selon l'Observatoire du patrimoine religieux, 5000 édifices religieux se délabreraient. Ce chiffre fait cependant débat tant l'état exact de 40.000 à 60.000 églises et chapelles de tous acabits dans 36.000 communes est difficile à établir.

Opération recensement

Face à cette situation, Emmanuel Macron veut permettre un grand recensement de ce patrimoine. La mission s'avère délicate, la diversité des lieux concernées étant infinie : de la chapelle de lycée transformée en garage à vélos à l'imposante église qui semble en bon état mais dont personne ne voit que la charpente est détériorée.

Il y a urgence à changer de braquet alors que 2500 à 5000 églises sont menacées de destruction d'ici à 2030, selon un rapport sénatorial.

Si la mobilisation pour préserver ces édifices est croissante, souvent liée à un "effet Stéphane Bern"et ses lotos du patrimoine, les spécialistes regrettent la faiblesse du mécénat.

Les grandes entreprises "ne mettent pas un sou" dans les petites églises en péril, "un interdit" pour leur image, regrettait dès 2019 Olivier de Rohan, président de la fondation Sauvegarde de l'art français, auprès de l'AFP.

Classer de nouvelles églises pour faire passer sous le giron financier de l'État

Emmanuel Macron veut également accélérer la politique de classement de certains édifices. L'État n'intervient financièrement que pour les sites qui sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques, soit environ 10.000 édifices religieux. La manœuvre permettra donc de soulager les communes qui verront leur église passée sous le giron de l'État.

Les annonces du président devraient séduire à droite. En février dernier, une centaine d'élus LR et centristes s'étaient fendus d'une tribune dans Le Journal du dimanche, appelant Emmanuel Macron à défendre "nos petites églises rurales" qui "s'effondrent sous nos yeux".

Le président qui avait déjà évoqué la question des édifices religieux en juin lors de sa visite au Mont Saint-Michel espère désormais un succès du même ordre que celui du Loto du Patrimoine.

Article original publié sur BFMTV.com