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Egalité des chances: "Emmanuel Macron n'a pas tenu ses promesses"

·2 min de lecture

INTERVIEW - Selon le chercheur au CNRS Luc Rouban, les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont en décalage avec la promesse de modernisation sociale portée par le candidat d'En Marche en 2017.

Faciliter l'accès à des prestigieuses écoles de l'administration, comme l'ENA, à des jeunes d'origine modeste : c'est l'objectif , dans le cadre d'une séquence sociale visant à rééquilibrer l'axe politique du quinquennat entre "jambe droite" et "jambe gauche". Parmi les mesures privilégiées par le chef de l'Etat : un millier de places supplémentaires créées dans des "Prépas Talents" réservées à ces jeunes, qui recevront une allocation de 4.000 euros, et cinq à dix places "réservées" dans les cinq écoles concernées. Des propositions largement cosmétiques, selon le chercheur au Cevipof et spécialiste de la Fonction publique Luc Rouban.

Challenges - Les mesures annoncées jeudi par Emmanuel Macron vous semblent-elles susceptibles de réparer l’ascenseur social français ?

Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS - Pas du tout ! Elles ne permettront pas grand-chose. En réalité, il s’agit de poursuivre une logique entérinée au milieu des années 2000 avec l’apparition des classes préparatoires intégrées. L’idée n’est pas d’une très grande originalité : il s’agit de créer des filières de préparation qui recruteraient dans les classes défavorisées des personnes qui d’elles-mêmes, par des mécanismes d’autocensure, n’auraient pas été candidates. Mais, même après les annonces d’Emmanuel Macron, cela restera un phénomène tout à fait minoritaire. Si vous prenez l’ENA, les mesures préconisées par le président de la République ne correspondront qu’à six places en 2021 sur une centaine d’élèves, avec un plafond qui fixe à 15% le nombre de postes ouverts à ces candidats au titre du concours externe. Nous sommes donc face à une logique extrêmement périphérique de modification du système, pour le dire poliment. Pour voir ses premiers effets – s’il y en a – il faudra attendre une dizaine d’années. Et encore, je reste sceptique.

La réforme de l’ENA paraît elle même beaucoup moins ambitieuse que prévu : pas de suppression de l’ENA et – surtout – une temporisation sur la "botte", ces premi[...]

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