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Edouard Philippe : derrière le "bon gars sympa", un technocrate rigide ?

·2 min de lecture

EDITO - Le bon gars sympa s’est comporté, à Matignon, en technocrate rigide : âge pivot, hausse des taxes sur les carburants, limitation de vitesse à 80 km/h, confinement ultra-strict avec attestations et hélicos pour surveiller les promeneurs sur des plages désertes.

Décidément, en France, les anciens Premiers ministres ont du mal à trouver leurs marques une fois démis. A passer à autre chose. A retourner à l’anonymat. Tous les « ex », à de rares exceptions, ont caressé le rêve de se faire élire président de la République. Michel Debré, Jacques Chaban-Delmas, Michel Rocard, Lionel Jospin, Raymond Barre, Laurent Fabius, Edouard Balladur, Alain Juppé, Dominique de Villepin, François Fillon, Manuel Valls…Et même Bernard Cazeneuve ! Ego hypertrophié, addiction au pouvoir, besoin pathologique d’exister, désir sincère de servir, blessure narcissique : les raisons de nourrir une telle ambition sont multiples. Et on peut comprendre : quand on a mis la chose publique au cœur de sa vie, quand on a vibré pour une cause qui vous dépasse, difficile de se contenter d’un job lucratif ou d’une activité associative. Difficile surtout de ne pas tenter l’épreuve ultime, l’Elysée, après s’en être approché de si près. Mais il y a un gouffre, un abîme, entre un poste où l’on est nommé et une fonction où l’on est élu au suffrage universel. Seuls Georges Pompidou et Jacques Chirac ont réussi à forcer le destin et à passer de la rue de Varenne à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. C’est peu, mais ces deux exceptions suffisent à entretenir l’espoir.

Est-ce cet espoir qui anime Edouard Philippe ? Nouvelle idole des Français, à croire les sondages, le maire du Havre ne manque pas une occasion de se montrer sous son jour le plus sympathique, en parlant foot, musique classique, jazz, littérature, séries télévisées. Loin de la crise sanitaire, de la dette, des querelles sur l’islamo-gauchisme… Et bientôt un livre, une campagne de promotion. Dans quel but ? Son destin dépend des circonstances. Il le sait. Le forcer ne pourrait que lui nuire. Sa seule option, pour le moment, serait un forfait du président de la République. Et donc, très habilement, pour optimiser ses chances et offrir une alternative (alors qu’il est la création du chef de l’Etat), il cultive sa d[...]

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