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EDF sombre mais son PDG Jean-Bernard Lévy veut toujours y croire

AFP/Archives - Ludovic MARIN

L’ancien patron de Thales vit une fin de mandat difficile chez l’électricien. Pas question pour autant de déprimer. Jean-Bernard Lévy préfère se concentrer sur les signaux positifs.

Fin août, aux universités du Medef, Javait connu son quart d’heure de célébrité warholien. Estimant avoir avalé trop de couleuvres, le très discret PDG d’EDF s’était lâché en dénonçant l’inconséquence de son actionnaire l’Etat. L’Etat qui sur le nucléaire a mené une politique de stop and go. "On nous a dit: "votre parc nucléaire va décliner. Préparez-vous à fermer des centrales. On a fermé les deux premières (, NDLR). On nous a dit: préparez-vous à fermer les douze suivantes. On n’a donc pas embauché des gens pour en construire d’autres. On a embauché des gens pour en fermer douze." Une semaine plus tard, Emmanuel Macron lui a répondu lors d’une conférence de presse. Sans surprise, il a jugé inacceptables les propos de Jean-Bernard Lévy. Et affirmé, avec une dose consommée de mauvaise foi, qu’il avait toujours soutenu le nucléaire.

L’audition de Jean-Bernard-Lévy ce mercredi matin à l’Assemblée nationale était donc très attendue. En homme du monde, le PDG sait qu’il est malséant de polémiquer avec un président de la République. Mais après huit ans de bons et loyaux services, le soldat Jean-Bernard Lévy est désormais sur le départ. Cette audition au Palais Bourbon était peut-être sa dernière intervention publique. De manière toujours très policée, le Polytechnicien s’est donc permis quelques sous-entendus. Exemple avec et la guerre en Ukraine qui ont mis en lumière le déficit de compétence de la filière nucléaire. "Elle a affecté notre capacité à réparer (les réacteurs) au rythme où nous l’aurions souhaité", déclare-t-il.

L’ancien patron de Vivendi rappelle que pour assurer la maintenance du parc, EDF a dû faire venir des soudeurs d’autres pays. Un comble pour la filière nucléaire qui a toujours symbolisé l’excellence française. "Si il y a dix ans la filière nucléaire avait lancé deux ou trois chantiers, nous aurions aujourd’hui des salariés qualifiés dans un ensemble de métiers spécialisés", glisse Jean-Bernard Lévy.

Le nucléaire en souffrance

Aujourd’hui, le nuc[...]

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