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"Ecoterrorisme": les propos de Darmanin sont "une véritable déclaration de guerre aux écologistes", dénonce Noël Mamère

AFP/Archives - JEAN-FRANCOIS MONIER

Dans une tribune publiée dans Le Monde, l'ancien maire de Bègles et ancien député EELV Noël Mamère fustige l'emploi par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin du mot "écoterrorisme" pour qualifier les actes des opposants au projet d'une retenue agricole contestée.

"Ecoterrorisme". Le mot lâché par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin il y a quelques jours pour qualifier les actions d'opposants à un projet de méga-bassine n'en finit pas de provoquer de vifs remous. Ce vendredi, c'est l'ancien maire de Bègles et ancien député EELV Noël Mamère qui a pris la plume dans une tribune publiée dans Le Monde pour dénoncer l'emploi de ce mot... et sans mâcher les siens. Cet usage "frise l’obscénité politique et apparaît comme une véritable déclaration de guerre aux écologistes", s'est-il indigné. Avant d'écrire plus loin: "Que le ministre de l’intérieur d’un pays qui a été ensanglanté par des séries d’attentats terroristes islamistes se permette d’établir un parallélisme de langage avec les actions des écologistes relève de l’indécence, du cynisme et d’une irresponsabilité confondante."

Un mot "sciemment" éludé par le porte-parole du gouvernement

Retour en arrière. Samedi dernier, Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres où se trouve le chantier de retenue d'eau agricole fait l'objet d'une manifestation et d'affrontements entre les opposants au projet controversé -ces derniers le considèrent comme une aberration écologique quand ses promoteurs y voient une solution agricole face aux sécheresses- et les gendarmes. Des actes que le ministre de l'Intérieur qualifie d'"écoterrorisme", propos immédiatement critiqué par Clémentine Autain (LFI), Olivier Faure (PS) ou encore l'association Attac. Signe du caractère sensible du mot employé, le porte-parole du gouvernement lui-même, Olivier Véran, en réponse à une question à ce sujet a déclaré mercredi avoir éludé "sciemment le commentaire sémantique". Le même jour, la Première ministre Elisabeth Borne déplorait devant le Sénat "des scènes inacceptables et profondément choquantes" mais sans reprendre le terme du ministère de l'Intérieur. Ce dernier persiste et signe: "Il y a de la terreur dans ce comportement contre les agriculteurs", s'est-il défendu vendredi sur BFMTV avant d'enfoncer: "permette[...]

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