Economie : "N'en déplaise aux optimistes"...

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BCE.TO48,960,23

Selon l'économiste Patrick Artus, plusieurs facteurs importants impliquent que la crise de la zone Euro n'est pas encore finie : les coûts de financement du secteur privé restent élevés, ils n'ont pas suivi les taux d'intérêt sur les dettes publiques ; le désendettement du secteur privé a peu avancé ; l'investissement des entreprises a chuté, d'où le recul de la capacité de production (du PIB potentiel) ; l'euro est toujours surévalué ; l'ajustement budgétaire est encore devant nous ; la mutualisation des dettes (par l'UE, par la BCE (Toronto: BCE.TO - actualité) ) est faible nécessairement à cause de l'absence d'union politique ; et les bilans des banques ne sont pas "nettoyés".

"N'en déplaise aux optimistes, il reste énormément à faire avant qu'on puisse dire que la crise de la zone euro est finie", conclut l'économiste.