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"La dynamique des métropoles ne menacera pas la domination parisienne"

·2 min de lecture

SÉRIE LA FRONDE DES TERRITOIRES [2/9] - Parmi les meilleurs spécialistes des territoires. Laurent Davezies vient de publier "L'Etat a toujours soutenu ses territoires". Avec son franc-parler, il analyse le bouleversement hexagonal, marqué par le dynamisme des métropoles… et une Ile-de-France triomphante.

Challenges. Qui a gagné la compétition économique entre Paris et les régions ?

Laurent Davezies. Paris et l'Ile-de-France, de façon écrasante. En 1980, cette région pesait 27 % du PIB. Elle en représente au-jourd'hui 31 %. La tendance est encore plus frappante pour les créations d'emplois : dans les années 1970 (entre 1975 et 1982), la région parisienne a représenté 6 % des créations d'emplois de l'Hexagone. Entre 2006 et 2016, elle en a capté 38 %. La France a connu une phase de rééquilibrage territorial jusqu'en 1980, grâce à l'industrie qui s'est disséminée dans les régions. Depuis, elle vit une spectaculaire reconcentration, illustrée par cette domination parisienne. Et malgré la crise sanitaire, on ne voit pas de modification dans les années à venir.

Pourtant, les grandes métropoles se sont développées de façon spectaculaire…

C'est vrai. Quelques stars qui affichent une croissance impressionnante, car elles partaient de plus bas que Paris. Sur dix ans (2007-2017), cinq métropoles affichent les plus fortes croissances de l'emploi des aires urbaines, en tête Toulouse (+ 22 %), Nantes (+ 20 %), suivies de Bordeaux, Montpellier et Lyon. Ajoutons Aix-Marseille, notamment Aix-en-Provence dont la zone d'activité des Milles est la plus dynamique de France.

Comment expliquer cette concentration autour de Paris et des métropoles ?

Le processus de développement territorial est devenu cumulatif : le plus gros grossit le plus vite. Le passage d'une économie manufacturière à une économie de l'information n'a pas supprimé les contraintes territoriales, comme beaucoup l'imaginaient. C'était un fantasme. Cette économie de services s'enracine beaucoup plus dans les grandes villes, en exigeant des compétences pointues et des contacts physiques avec ses clients. La concentration géographique est particulièrement frappante dans le numérique, l'ingénierie et le conseil en gestion, des activités à haute valeur ajoutée, qui ont représenté plus des deux tiers des créations d'emplois en[...]

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