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"Durs" contre "mous": les raisons de la guérilla des élus locaux contre le gouvernement

·2 min de lecture

Ratage d’Anne Hidalgo, volontarisme calculé de Christian Estrosi, esbrouffe activiste d’Hervé Morin… La critique de la stratégie Covid du gouvernement par les responsables régionaux ne résiste pas à la réalité.

Un crash. En quelques jours, l’entrée en campagne présidentielle si calculée d’Anne Hidalgo s’est détraquée sur le front de la crise sanitaire. A, la maire de Paris a brutalement rétropédalé, estimant que le confinement le week-end était "inhumain", . Illisible, sa position n’est pas sans une certaine ambiguïté. Comme elle, nombre de grands élus de droite et de gauche tirent tous azimuts depuis le début de l’épidémie: "durs" et "mous", "pour" et "contre", "anti-confinement" et "pro-vaccins"… Les barons locaux veulent tout et son contraire. Hervé Morin (centriste), à la tête du conseil régional de Normandie, souhaite commander ses propres vaccins, Marc Le Fur, député LR des Côtes-d’Armor, desserrer le couvre-feu et Jean Rottner, patron LR de la région Grand-Est, reconfiner le pays…

Exécutif éloigné

Une seule chose les unit: s’en prendre à l’exécutif. Alors, souvent, le torchon brûle. Opposé au passage au couvre-feu à 18 heures, le président LR de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Renaud Muselier, ne retient pas ses coups: "Véran, moi je ne lui parle pas. Depuis le début, dès que je lui dis de faire quelque chose, il fait l’inverse." Une position qui reflète bien le bras de fer qui sévit depuis 2017 entre l’Etat central et les territoires, liée à l’absence criante d’ancrage local de LREM. "La majorité présidentielle n’a aucun relais dans les territoires pour tempérer les mauvaises humeurs locales", décrypte le politologue Patrick Le Lidec, auteur de Emmanuel Macron et les réformes territoriales (éditions Berger-Levrault). . Le Premier ministre était censé mettre en œuvre une gestion de la crise sanitaire moins uniforme et verticale. C’était sans compter la pugnacité des élus. A peine prenait-il sa première mesure différenciée, la fermeture des bars et restaurants le 26 septembre à Marseille, que le Premier ministre réveillait l’ire des élus du Sud, vent debout contre cette "discrimination" et cette "rupture d’égalité".

Positions contradictoires

Désormais, l’exécutif ne s’y [...]

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