Comment DSK pourrait aussi sortir blanchi des accusations portées contre lui en France

Dominique Strauss-Kahn, en passe de mettre fin à la procédure civile engagée contre lui aux Etats-Unis, doit encore régler ses démêlés avec la justice française dans le cadre de l'affaire du Carlton de Lille. Mais il pourrait obtenir un non-lieu, affirme Eric Merlen, auteur avec Frédéric Ploquin de "Secrets d’avocats", qui vient d’être publié chez Fayard. Ce journaliste d'investigation décortique le travail minutieux des avocats dans les affaires de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international.

Capital : L’accord sur le point d’être signé à New York entre les avocats de Dominique Strauss-Kahn et ceux de Nafissatou Diallo va-t-il mettre fin à toutes les procédures judiciaires contre l’ancien directeur général du FMI ?
Eric Merlen : Il mettra un point final à la procédure au civil engagée devant un tribunal du Bronx. Il faudra bien sûr que cet accord soit validé par Douglas McKeon, le juge en charge de l’affaire, mais il a déjà fait savoir qu’il y était favorable. Dès lors, les charges retenues au pénal ayant été abandonnées le 22 août 2011 par le procureur de New York Cyrus Vance, plus aucune procédure ne pèsera contre DSK aux Etats-Unis.

Capital : Selon Le Monde, DSK devrait verser 6 millions de dollars (4,5 millions d'euros) à Nafissatou Diallo. Confirmez-vous ce chiffre ?
Eric Merlen : Si c’est le cas, c’est un excellent accord pour l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Surtout quand on sait qu’une victime de l’amiante peut obtenir 30 millions de dollars dans un procès au civil aux Etats-Unis. Sur la somme allouée à Nafissatou Diallo, un tiers, soit 2 millions, ira aux avocats, la procédure civile payant le pénal…

Capital : Quel a été le rôle des avocats français de DSK ?
Eric Merlen : Aucun aux Etats-Unis. Au début, DSK a souhaité que Jean Veil soit associé à sa défense, mais Benjamin Brafman et ...

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