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Les drones Parrot tirent désormais à vue sur les drones chinois Dji

Parrot est-il devenu plus trumpiste que Donald Trump lui-même? Même si son PDG Henri Seydoux s'en défend, "Parrot ne s'aligne pas sur la ligne de Trump", les drones français ont aussi soudainement que vigoureusement changé de discours face à leur principal concurrent, et leader du marché, le chinois Dji. Pour donner rendez-vous ce mardi 30 juin afin de présenter leur nouveau drone Anafi USA, la marque française n'y était pas allée par quatre chemins: "Don't trust chinese drones" ("Ne faites pas confiance aux drones chinois").

Le PDG de Parrot se montre prolixe sur le sujet. "Les choses changent, regardez ce qui se passe à Hong Kong. La manière dont les entreprises chinoises se déploient est de moins en moins acceptable et c'est lié à l'Etat chinois. Nous nous sommes intéressés aux questions de cybersécurité des drones Dji. Et nous sommes très étonnés que, malgré ce qu'ils disent et les rapports de sécurité superficiels qu'ils financent, ils continuent à collecter des données des utilisateurs qu'ils envoient à des serveurs difficilement identifiables." Forcément, face aux pratiques de son principal concurrent, l'entreprise française "n'a pas de problème de cybersécurité. Nous chez Parrot, nous faisons très attention à suivre toutes les réglementations pour nos drones." 

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Gagner l'appel d'offres américain

La nouvelle position plus agressive de Parrot semble épouser parfaitement les nouveaux intérêts de l'entreprise. Parrot participe en ce moment à un appel d'offres important d'un organisme de défense américain pour lequel il s'est allié à l'entreprise américaine NeoTech afin que ses drones soient produits aux Etats-Unis. L'appel d'offres est toujours en cours. Parrot est ainsi en finale pour cet important marché in fine dans les mains du gouvernement américain. D'ailleurs Dji ne peut y concourir, du marché américain. "Ce discours très sécuritaire et agressif contre les méchants chinois qui détournent les données[...]

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