Marchés français ouverture 4 h 56 min
  • Dow Jones

    33 815,90
    -321,41 (-0,94 %)
     
  • Nasdaq

    13 818,41
    -131,81 (-0,94 %)
     
  • Nikkei 225

    29 000,42
    -187,75 (-0,64 %)
     
  • EUR/USD

    1,2028
    +0,0010 (+0,08 %)
     
  • HANG SENG

    29 019,41
    +264,07 (+0,92 %)
     
  • BTC-EUR

    42 564,77
    -2 928,62 (-6,44 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 165,66
    -77,40 (-6,23 %)
     
  • S&P 500

    4 134,98
    -38,44 (-0,92 %)
     

Droits de douane: Washington et Bruxelles font la trêve

·2 min de lecture

Début mars, les droits de douane punitifs entre l’Union européenne et les Etats-Unis ont été suspendus pour quatre mois. L’occasion de régler de vieux contentieux et de faire face à la montée en puissance de la Chine.

"Enfin, nous sortons de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Union européenne, qui ne fait que des perdants", s’est félicité le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. Même si une hirondelle ne fait pas le printemps, constitue une très bonne nouvelle pour les entreprises les plus touchées par ces sanctions. En France, ce cessez-le-feu a d’ailleurs été accueilli avec soulagement par les producteurs de vins, dont les exportations étaient surtaxées de 25% – un manque à gagner de 700 millions d’euros l’année dernière. Autre conséquence de cette volonté d’apaisement du président Joe Biden, après les vitupérations de Donald Trump, cette pause pourrait permettre de régler le contentieux Airbus-Boeing, qui pollue les relations transatlantiques depuis le début des années 1980.

Les deux avionneurs ont été sanctionnés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour aides illégales. Conséquence, Washington a été autorisé par l’OMC à imposer, en octobre 2019, , ainsi que sur les avions et d’autres biens industriels, pour un montant total de 11,5 milliards de dollars. Un an plus tard, Bruxelles obtenait le feu vert de l’OMC pour mettre en place une tarification punitive sur 4 milliards de dollars d’importations américaines dans l’Union européenne. Des surtaxes qui vont de 15% pour les avions Boeing à 25% sur certains produits agricoles (tabac, blé…) ou des biens manufacturés comme les tracteurs.

Realpolitik

Mais la volonté de négociation affichée par l’administration Biden sur le dossier Boeing-Airbus relève plus de la realpolitik que d’une aspiration irénique à la paix commerciale. Très prosaïquement, Washington et Bruxelles ont compris que la donne avait changé. "Lorsque le conflit s’est engagé, la dérégulation était la norme, donc le recours aux aides d’Etat passait pour un moyen de fausser la concurrence, analyse Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Aujourd’hui l’idée que [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi