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Draft NBA : Victor Wembanyama joue son avenir à la loterie

Victor Wembanyama, ici photographié le 7 mai dernier lors d’une rencontre disputée à l’AccorHotels Arena, devrait selon toute vraisemblance connaître sa nouvelle équipe ce mercredi 17 mai, au sortir de la loterie déterminant le premier choix de la Draft NBA 2023.
Victor Wembanyama, ici photographié le 7 mai dernier lors d’une rencontre disputée à l’AccorHotels Arena, devrait selon toute vraisemblance connaître sa nouvelle équipe ce mercredi 17 mai, au sortir de la loterie déterminant le premier choix de la Draft NBA 2023.

BASKET - Le jackpot, c’est lui. Dans la nuit de ce mardi 16 au mercredi 17 mai, le Français Victor Wembanyama en saura plus sur son avenir puisqu’il découvrira selon toute vraisemblance dans quelle équipe NBA il évoluera la saison prochaine. Et pour cause : à Chicago se déroule la loterie de la Draft NBA.

Un événement propre aux sports américains qui vise à rééquilibrer les forces entre les différents clubs. Car en NBA, il n’y a pas de relégation pour les pires équipes de la saison mais pour éviter de se morfondre longtemps dans les tréfonds du classement, un système a été imaginé, leur accordant la priorité pour recruter parmi les jeunes joueurs les plus prometteurs. C’est la fameuse draft qui aura lieu en juin.

Sauf qu’il serait trop simple que la pire équipe hérite mécaniquement du premier choix de cette sélection. Cela pousserait les mauvaises équipes à un concours de défaites dans le but de terminer dernière et de repartir avec le meilleur jeune de la planète l’année suivante. Résultat : depuis 1990, c’est un tirage au sort qui détermine l’ordre dans lequel les équipes choisissent à la draft.

San Antonio, Detroit et Houston en pole

Cette année, les 14 franchises NBA qui ont manqué les playoffs ont donc toute une chance d’obtenir le first pick, le premier choix de la draft. Et donc de sélectionner Victor Wembanyama, ovni de 2,19 m, capable de tirer de loin comme de dominer près du panier par sa taille, et qui suscite des convoitises à un niveau plus vu depuis l’arrivée de LeBron James en NBA en 2003.

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Mais certaines de ces 14 équipes partent tout de même avantagées : les Pistons de Detroit (qui ont gagné à peine un match sur cinq cette saison), les Rockets de Houston et les Spurs de San Antonio, soit les trois pires bilans de l’année, ont toutes 14 % de chances de décrocher le gros lot. À l’inverse, le Thunder d’Oklahoma City (1,7 %), les Raptors de Toronto (1 %) et surtout les Pelicans de la Nouvelle-Orléans (0,5 %) auront besoin d’un miracle pour recruter le Français.

En l’occurrence, ce sont des balles de ping-pong qui détermineront le grand vainqueur de la loterie. Numérotées de 1 à 14, quatre d’entre elles seront tirées au sort comme au loto la nuit prochaine à Chicago, pour former une combinaison de quatre nombres parmi les 1 001 possibles. En fonction de son pourcentage de chances, chaque équipe se sera vu attribuer un certain nombre de combinaisons (140 pour Detroit par exemple, contre seulement 5 pour La Nouvelle-Orléans). Et le club qui verra l’une de ses combinaisons tirée au sort sera donc l’heureux récipiendaire du first pick.

C’est à l’aide de cette machine que 4 des 14 balles de ping-pong numérotées vont être tirées au sort et déterminer quelle équipe NBA obtiendra la possibilité de sélectionner Victor Wembanyama.
C’est à l’aide de cette machine que 4 des 14 balles de ping-pong numérotées vont être tirées au sort et déterminer quelle équipe NBA obtiendra la possibilité de sélectionner Victor Wembanyama.

Un processus qui sera ensuite répété, avec des pourcentages de chances légèrement différents, pour les choix 2, 3 et 4 de la draft. Et pour les choix 5 à 14, on repartira simplement du classement de l’année, en commençant par la pire équipe encore non tirée au sort.

Une histoire faite d’anomalies statistiques

Partant de ce principe, il serait donc logique de voir le choix 1 arriver à San Antonio, Houston ou Detroit. Sauf que l’histoire de la NBA est riche en exemples défiant les statistiques. En 1993, le Magic d’Orlando avait par exemple pu obtenir le first pick et s’en servir pour entourer merveilleusement sa superstar Shaquille O’Neal en partant avec seulement 1,52 % de chances. En 2008, et malgré 1,7 % des combinaisons possibles en leur possession, les Chicago Bulls avaient, eux, obtenu le droit de sélectionner Derrick Rose, qui serait élu meilleur joueur de NBA trois ans plus tard. Plus récemment encore, les Cavaliers de Cleveland ont fait sensation en 2014, en obtenant le premier choix pour la deuxième année consécutive et ce malgré des chances infimes. Encore une anomalie statistique.

S’il ne fait pratiquement aucun doute, au vu de son talent et de l’excitation qu’il suscite sur la planète basket (doux euphémisme), que Victor Wembanyama sera choisi en numéro 1, tous les scénarios sont donc possibles pour la suite de sa carrière. En l’occurrence, le voir arriver à San Antonio (l’équipe qui a permis à Tony Parker de devenir une légende sous la houlette de Greg Popovich, l’entraîneur le plus victorieux de l’histoire de la NBA), à Dallas (où il retrouverait un autre phénomène européen, Luka Doncic), ou à Indiana (où il bénéficierait des passes magistrales de Tyrese Haliburton) serait de bien meilleur augure pour la suite de sa carrière que d’être drafté dans le marasme de Detroit ou de Washington.

Cela étant, au vu du talent du garçon et de ses prouesses cette année dans le championnat de France, on peut aisément imaginer qu’il arrivera quoi qu’il arrive à mériter l’attente suscitée autour de quatre petites balles de ping-pong.

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