La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 113,39
    +525,73 (+1,57 %)
     
  • Nasdaq

    13 152,53
    +120,85 (+0,93 %)
     
  • Nikkei 225

    27 448,01
    -699,50 (-2,49 %)
     
  • EUR/USD

    1,2082
    +0,0006 (+0,05 %)
     
  • HANG SENG

    27 718,67
    -512,37 (-1,81 %)
     
  • BTC-EUR

    39 885,87
    -5 136,86 (-11,41 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 297,70
    -90,21 (-6,50 %)
     
  • S&P 500

    4 122,42
    +59,38 (+1,46 %)
     

La double peine pour les entreprises

·2 min de lecture

Fermetures de commerces, gestion des effectifs compliquée… Les chefs d’entreprise, qui avaient repris espoir, ont un nouveau coup de blues. Bercy a abaissé sa prévision de croissance de 6 à 5 % en 2021.

Un "supplice chinois". C’est ce qu’a ressenti Philippe Gueydon, le directeur général de l’enseigne King Jouet, en écoutant Emmanuel Macron égrener les nouvelles mesures de restrictions sanitaires, le 31 mars. "Depuis des mois, on souffre, soupire-t-il. Jusqu’au bout, on espérait échapper à une fermeture nationale." Pour cette entreprise de 1 000 salariés et 250 millions d’euros de chiffre d’affaires spécialisée dans la vente de jouets, baisser le rideau de plus de 200 magasins se traduira par une chute des deux tiers des ventes, même avec les livraisons ou le "click and collect". "On le sait car on a l’expérience des 19 départements où nos enseignes étaient déjà fermées", relève-t-il.

Partout en France, le nouveau tour de vis sanitaire est un coup dur pour le patronat. Tout particulièrement dans les 60 000 commerces qui ont dû fermer le 3 avril en plus des 90 000 déjà à l’arrêt. "C’est un choc supplémentaire pour nos entreprises, constate Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, fédération du commerce spécialisé. Il faut que le gouvernement ajuste ses aides pour n’oublier aucune enseigne." Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a immédiatement annoncé que le fonds de solidarité, les prêts garantis par l’Etat et le chômage partiel seront activés pour un coût de quelque 11 milliards par mois. Mais les commerçants réclament des aides plus fortes pour le paiement des loyers.

Dans les autres secteurs, c’est la fermeture des écoles qui préoccupent le plus. "Depuis une semaine, les services de ressources humaines de toutes les entreprises s’arrachent les cheveux", pointe François Asselin, le président de la Confédération des PME. Entre les salariés qui occupent des postes qui ne peuvent pas basculer en télétravail et les parents d’enfants qui demandent à bénéficier du chômage partiel plutôt que télétravailler, la réorganisation vire souvent au casse-tête. Sans oublier les personnels vivant dans des logements exigus qui ne supportent plus le travail à la maison. "Ce[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi