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Le dossier Veolia-Suez en pleine escalade judiciaire

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La trajectoire de l'ambitieuse fusion industrielle lancée par Veolia s'offre depuis quelques semaines un détour devant les tribunaux. "L'amicalité" qui devait accompagner son rachat de Suez, selon le souhait de Bruno Le Maire, est en train de se perdre dans un dédale juridique. Sans surprise, la fondation créée en urgence par Suez, le 23 septembre, pour contrer l'offensive de son concurrent est dans le viseur de Veolia. Et dans le collimateur de la justice.

Avec sa fondation, Suez veut perturber le projet de Veolia

Fin août, quand il se retrouve face à l'offensive de son rival historique, le groupe présidé par Philippe Varin ne dispose que d'une marge de manœuvre limitée pour déjouer l'OPA qui se dessine. Il envisage de nicher dans une fondation, créée aux Pays-Bas, sa division eau en France, une activité qui pèse un tiers de son chiffre d'affaires et emploie 30.000 de ses 80.000 salariés. La décision est prise après l'avis d'un comité ad hoc d'administrateurs et d'experts juridiques, qui vont faire en sorte que sa portée soit plus réduite que celle d'une autre fondation restée dans les annales de l'industrie française : celle créée en 2006 dans le dossier Arcelor.

La fondation de Suez est censée perturber le projet de Veolia. Elle va y parvenir. Le groupe d'Antoine Frérot possède déjà la Compagnie générale des eaux. Il ne peut pas présenter aux autorités de la concurrence un projet de fusion comportant deux entités qui se partagent le marché de l'eau en France. Le groupe doi...


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