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Dix ans après Fukushima, le nucléaire joue son joker

·2 min de lecture

DOSSIER - Dix ans après l’accident de Fukushima, l’atome, énergie décarbonée, mise sur la montée de l’urgence climatique pour rebondir. Pour le moment, ce scénario fait pschitt. Mais la filière n’a pas dit son dernier mot.

C’était il y a dix ans. Le 11 mars 2011, après un tsunami consécutif à un séisme, un accident majeur survenait dans la centrale nucléaire de . Le monde sidéré découvrait alors . Après Three Mile Island aux Etats-Unis et Tchernobyl dans l’ex-URSS, Fukushima devenait la troisième catastrophe nucléaire de la planète. "L’accident n’a pas fait de victimes corporelles, contrairement au tsunami, rappelle Jacques Repussard, ancien président de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Mais comme il s’est produit dans un pays développé disposant d’une autorité de sûreté nucléaire reconnue et dans une centrale dotée d’une technologie éprouvée, il a durablement marqué les esprits."

Vingt-cinq ans après Tchernobyl, Fukushima a brisé net la renaissance du . Une renaissance toute relative. L’Allemagne mais l’idée avait été évoquée dès 2000 par le prédécesseur d’Angela Merkel, Gerhard Schröder. A cette époque, le pétrolier Total envisageait d’y investir. Mais estimant les débouchés trop faibles il y a renoncé. Aujourd’hui, le secteur mise sur la montée des enjeux climatiques pour se relancer. L’Union européenne et plusieurs pays – Japon, Corée, Chine – ont adopté des plans verts en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050 ou 2060. Pour y parvenir, il faudra électrifier davantage les usages. "En Europe, la moitié de l’énergie utilisée sera d’origine électrique dans trente ans, soit deux fois plus qu’aujourd’hui", estime Xavier Ursat, directeur du nouveau nucléaire à EDF.

Ces évolutions constituent une opportunité pour le nucléaire qui émet peu de CO2 (12 grammes par mégawattheure, soit moins que le photovoltaïque). Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et l’Agence internationale de l’énergie estiment que la neutralité carbone est hors de portée sans l’atome. L’an dernier, la a suscité un électrochoc chez les pro-nucléaires. Lors de l’arrêt du second réacteur, l’association "Voix du nucléaire" a manifesté devant le siège[...]

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