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La diversification d'Accor tracasse son conseil d'administration et ses franchisés

·2 min de lecture

Le PDG du groupe hôtelier a créé un Spac pour investir dans la restauration et les loisirs. Son conseil d'administration et ses franchisés sont plutôt réticents.

Cela fait plusieurs mois qu'une équipe de tournage suit Sébastien Bazin dans ses déplacements. Le documentaire produit par son ami Pierre-Antoine Capton (Mediawan) témoignera de l'action du patron d' pendant l'. Il est vrai que depuis le début de la crise, l'hôtelier ne chôme pas. Proposant d'héberger les soignants et les personnes en quarantaine, négociant avec le gouvernement les aides au secteur du tourisme avant d'être officiellement missionné pour coordonner un groupe de travail, puis de recruter l'ancienne secrétaire d'Etat et députée comme directrice du développement durable de son groupe.

Dernier épisode, il vient de créer un Spac (Special purpose acquisition company ) le 20 mai qui, en levant 300 millions d'euros, lui permettra d'investir dans des activités de restauration et de loisirs, sans puiser dans les réserves de son groupe. Il va ainsi pouvoir racheter 100% du groupe de restauration Paris Society malgré les réticences de son conseil d'administration, où siège son allié Nicolas Sarkozy.

Insatiable Bazin

En fait-il trop? L'un de ses amis s'inquiète: "Sébastien me rappelle le Jean-Marie Messier des années 2000." Le même rappelle la tentative infructueuse de l'insatiable Bazin de cumuler la présidence d'Air France il y a deux ans avec celle d'Accor, avant de se lancer dans une opération discrète pour obtenir une investiture afin de briguer la mairie de Paris. Un ancien cadre va plus loin: "Il se disperse, rachète des marques branchées, mais limitées à des marchés de niche. Il oublie les fondamentaux: soutenir ses marques d'hôtels vieillissantes qui font 80% des résultats du groupe en France: Ibis, Novotel, Mercure et autres, et trouver enfin une solution à la suprématie des plate-formes on line et à Airbnb."

Certes, depuis son arrivée à la tête de l'entreprise en 2013, le patron aux bracelets brésiliens a réussi à réenchanter un groupe hôtelier qui était en panne de projet. Il a poussé à la cession des murs des hôtels et a ensuite cédé les fonds de co[...]

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