La bourse ferme dans 4 h 23 min

La disponibilité en « temps réel » et l'exploitation plus sophistiquée des images satellites, enjeux de demain

latribune.fr

Aller bientôt explorer la planète Mars ? Observer la terre, gérer les cultures agricoles, surveiller les océans et les navires qui circulent, ou simplement prédire la météo ou téléphoner en plein désert ? Grâce aux satellites, tout est possible, ou presque.... Les applications, dès aujourd'hui, sont innombrables et de plus en plus sophistiquées. « Les images sont de plus en plus précises », note Agnès Salvatori, sous-directrice de la stratégie du financement et de l'innovation pour l'observation de la terre, la science et la navigation, chez Airbus Defence and Space. Et si la tendance de la haute résolution passe par l'utilisation de mini, micro, voire nano-satellites, pour des questions de coût d'investissement, surtout chez les nouveaux entrants, cette ingénieure indique qu'il y a néanmoins une limite à la performance permise par la miniaturisation, celle des lois de la physique... « C'est vrai notamment pour les télescopes optiques  », dit-elle. Mais ces dernières décennies ont vu des progrès considérables. « Alors qu'au début des années 2000, l'imagerie commerciale disponible permettait de voir, de l'espace, un objet de la taille d'une voiture, on peut aujourd'hui compter des individus, précise-t-elle, la précision commerciale autorisée étant sous l'égide des gouvernements, bien entendu... »

Observation persistante

Mais ce n'est pas la seule tendance. « Nous parlons désormais d'observation de plus en fraîche, voire persistante », poursuit-elle. Ce que cette spécialiste entend par là, c'est une observation en continu de la terre, avec des informations rafraîchies en permanence et qui donnent des indications clé sur, par exemple, l'évolution d'une situation de crise dans le sillage d'une catastrophe naturelle. « Nous ne sommes pas encore en 'live', mais nous pouvons déjà faire de petites vidéos régulièrement », précise-t-elle.

Et c'est là qu'intervient une autre tendance, celle des constellations de satellites, pour

(...) Lire la suite sur La Tribune.fr