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Disney rappelle son emblématique patron Bob Iger à la barre du Royaume enchanté

Bob Iger est de retour: le conseil d'administration de Disney lui a demandé de reprendre le poste de directeur général qu'il avait laissé à Bob Chapek en 2020, après quinze ans à ce poste, afin de redonner de l'élan à l'entreprise.

M. Iger, 71 ans, a accepté de revenir à la tête du Royaume enchanté pour deux ans avec l'objectif d'établir une stratégie pour "une croissance renouvelée", a précisé Disney dans un communiqué.

Il aura aussi pour but de travailler avec le conseil d'administration pour lui trouver un successeur.

"Le conseil a estimé qu'au moment où Disney s'engage dans une période de plus en plus complexe de transformation du secteur, Bob Iger est particulièrement bien placé pour diriger la société à travers cette période charnière", a justifié la présidente du conseil d'administration, Susan Arnold, dans le communiqué.

Champion de l'image familiale et policée de Disney, Bob Iger a dirigé l'entreprise de 2005 à 2020 et était resté président exécutif du conseil d'administration du groupe jusque fin 2021. Il "a le profond respect de l'équipe de direction de Disney", a souligné Mme Arnold.

L'entreprise, fondée en 1923, n'a pas détaillé les raisons du départ de Bob Chapek, indiquant seulement qu'il avait quitté son poste.

Vétéran de Disney, il avait pris ses fonctions début 2020, juste au début de la pandémie.

Il a alors dû gérer la fermeture, puis la réouverture, des parcs d'attractions, mais aussi l'expansion du streaming.

Les résultats de cette activité, qui doit faire face à une concurrence féroce entre Netflix, Amazon Prime Video ou HBO Max, sont récemment ressortis mitigés.

- Streaming en difficultés -

Disney+ a encore gagné au troisième trimestre de nombreux abonnés et en comptait plus de 164 millions fin septembre.

Mais les plateformes de vidéos à la demande du groupe californien (Disney+, ESPN+ et Hulu) ont engrangé une perte opérationnelle de près de 1,5 milliard de dollars.

Et si sa branche "parcs d'attraction, expériences et produits dérivés", a dégagé sur la période des ventes record, le chiffre d'affaires total de l'entreprise avait déçu le marché.

L'action de Disney a perdu plus de 13% au lendemain de l'annonce de ces résultats, début novembre. Elle s'affiche en baisse de plus de 40% par rapport au début d'année.

Le mandat de M. Chapek a aussi été marqué par un épisode compliqué en Floride où l'entreprise avait, en début d'année, initialement décidé de ne pas se prononcer contre une loi interdisant d'enseigner des sujets en lien avec l'orientation sexuelle ou l'identité de genre à l'école primaire.

Poussé par des employés, M. Chapek, a finalement ouvertement critiqué le texte, suscitant l'ire du gouverneur conservateur Ron DeSantis et conduisant à la suppression d'un statut administratif favorable dont bénéficiait le parc d'attractions Disney World depuis les années 1960 dans cet Etat.

Sous la houlette de Bob Iger, Disney  était devenu un empire du divertissement, entre les acquisitions du studio d'animation Pixar en 2006 ("Le Monde de Nemo", "Toy Story"), de Marvel en 2009  ("X-Men", "Spider-Man" et toute la série des "Avengers"), de Lucasfilm en 2012 ("Star Wars", "Indiana Jones") ou de l'essentiel des actifs de l'ex-groupe 21st Century Fox en 2019. Le lancement de Disney+ était l'un de ses derniers faits d'armes.

Sous son mandat, la capitalisation boursière de Disney avait quintuplé.

"Je suis très optimiste quant à l'avenir de cette grande entreprise et ravi que le conseil d'administration me demande de revenir en tant que directeur général", a commenté Bob Iger dans le communiqué.

jum/cn