La bourse ferme dans 43 min
  • CAC 40

    6 680,86
    -31,62 (-0,47 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 943,49
    -18,92 (-0,48 %)
     
  • Dow Jones

    34 143,67
    -203,36 (-0,59 %)
     
  • EUR/USD

    1,0405
    0,0000 (-0,00 %)
     
  • Gold future

    1 747,30
    -6,70 (-0,38 %)
     
  • BTC-EUR

    15 544,31
    -504,05 (-3,14 %)
     
  • CMC Crypto 200

    378,21
    -2,08 (-0,55 %)
     
  • Pétrole WTI

    75,75
    -0,53 (-0,69 %)
     
  • DAX

    14 421,24
    -120,14 (-0,83 %)
     
  • FTSE 100

    7 495,09
    +8,42 (+0,11 %)
     
  • Nasdaq

    11 144,19
    -82,16 (-0,73 %)
     
  • S&P 500

    3 996,10
    -30,02 (-0,75 %)
     
  • Nikkei 225

    28 162,83
    -120,20 (-0,42 %)
     
  • HANG SENG

    17 297,94
    -275,64 (-1,57 %)
     
  • GBP/USD

    1,2054
    -0,0037 (-0,30 %)
     

Disney+ gagne des abonnés mais creuse ses pertes

Disney+ continue de croître à toute vitesse, défiant d'autres plateformes de divertissement qui patinent, mais le service de streaming du royaume enchanté va devoir réduire ses coûts s'il veut devenir rentable.

Disney+ compte désormais 164,2 millions d'abonnés, une progression de 12 millions par rapport à la fin juin, bien plus que n'en attendait le marché, d'après un communiqué de résultats trimestriel publié mardi.

Mais les plateformes de streaming du groupe californien (Disney+, ESPN+ et Hulu) ont plus que doublé leurs pertes opérationnelles sur un an, à 1,47 milliard de dollars pour la période de juillet à septembre.

Le groupe californien a assuré que ses pertes avaient atteint leur "pire" niveau. "Elles vont commencer à diminuer pendant le trimestre en cours", a promis Bob Chapek, le patron de la société, lors de la conférence téléphonique aux analystes.

Il a de nouveau assuré que Disney+ parviendrait à la rentabilité en 2024.

La plateforme va lancer le 8 décembre un nouvel abonnement avec publicité, pour 7,99 dollars par mois, tandis que son abonnement de base sans publicité passe à 10,99 dollars, aux Etats-Unis.

Comme son concurrent Netflix, qui met en service ce mois-ci une formule similaire, Disney+ espère ainsi attirer encore plus de spectateurs mais aussi diversifier leurs sources de revenus.

- Baisser les coûts, monter les prix -

Bob Chapek a en outre évoqué à demi-mot des coupes budgétaires, notamment dans les dépenses de marketing, et la possibilité de relever encore les prix.

"Notre histoire montre que les hausses de tarif (...) ne se sont pas traduites par des augmentations significatives des résiliations. Donc nous pensons que nous avons encore de la marge", a-t-il précisé.

Pour le trimestre en cours, Disney+ peut compter sur le film Hocus Pocus 2, sortir le 30 septembre - "la première la plus visionnée de l'histoire" de la plateforme, a indiqué Bob Chapek - et Andor, une série télévisée ancrée dans le très populaire univers de Star Wars.

"Mais la croissance des abonnés ne sera pas linéaire à chaque trimestre", a prévenu Christine McCarthy, la directrice financière du groupe.

Elle s'attend à une faible progression des utilisateurs payants de Disney+ pendant la saison des fêtes, et à un nouvelle accélération début 2023, notamment grâce aux marchés internationaux.

Les plateformes de streaming ont connu des croissances flamboyantes pendant des années, encore amplifiées par la pandémie. Mais Netflix, le vétéran et leader du secteur a connu un premier semestre difficile, perdant près de 1,2 million d'abonnés, avant de rebondir cet été.

Disney+ devrait dépasser les 108 millions de spectateurs américains d'ici la fin de l'année, selon les chiffres du cabinet Insider Intelligence.

La plateforme captera ainsi plus de 45% des utilisateurs américains de services de streaming, derrière YouTube, Netflix, Amazon et Hulu (qui appartient à Disney).

- "Record" pour les parcs d'attraction -

En tout, Disney a déçu avec des revenus de 20,1 milliards de dollars et des profits à 162 millions, en hausse sur un an, mais inférieurs aux attentes.

Son titre perdait environ 6% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse mardi - le marché escomptait un chiffre d'affaires de 21,27 milliards de dollars et un bénéfice net de 797 millions.

Sa branche "parcs d'attraction, expériences et produits dérivés" a généré 7,4 milliards de revenus, en augmentation de 36% sur un an, au quatrième trimestre de son exercice décalé.

Un résultat "record" a indiqué Bob Chapek pendant la conférence aux analystes.

Le géant du divertissement bénéficie de la sortie de pandémie et de l'appétit des consommateurs pour les voyages et les sorties après une longue période de restrictions sanitaires liées au Covid-19.

juj/ube