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Dire pardon au Rwanda

·2 min de lecture

Alors que la France, jugent nos historiens, ne fut ni coupable ni complice du génocide des Tutsis. Dont acte. Mais on n’est pas juste responsable de ce qu’on fit. On est aussi responsable de ce qu’on ne fit pas, dès lors qu’on aurait pu et dû le faire. Grande leçon, que nous devons tous méditer : il arrive que l’inaction aussi soit coupable !

Emmanuel Macron doit se rendre à Kigali, ce 27 mai. Le but de ce déplacement ? Sceller la réconciliation entre la France et le Rwanda. Ce sera l’aboutissement d’un long parcours, à la fois politique, diplomatique et intellectuel. Vingt-sept ans après le génocide (800 000 morts, en trois mois, dans un pays de 7 millions d’habitants !), la question de l’éventuelle responsabilité de la France se pose toujours. Question d’autant plus embarrassante, et pour d’autant plus de gens, que notre pays vivait alors sous un gouvernement de cohabitation : Edouard Balladur était le Premier ministre de François Mitterrand, Alain Juppé son ministre des Affaires étrangères. Responsabilité partagée ? Sans doute, mais inégalement : la double tradition du « domaine réservé » et de la « Françafrique » donnait en l’occurrence une claire primauté à l’Elysée. Il n’en reste pas moins que c’est la France qui était impliquée, et qui le reste.

Macron eut raison, face à ce dossier compliqué et douloureux, de demander à une commission d’historiens d’examiner ce que fit ou ne fit pas notre pays, lors du génocide des Tutsis,
en cet atroce printemps 1994. Leur conclusion ? Qu’on ne peut établir aucune complicité délibérée de la France avec les génocidaires, mais qu’il y eut bien, de la part des autorités françaises, « un aveuglement continu dans leur soutien à un régime raciste, corrompu et violent ». Cet « alignement » sur les dirigeants rwandais explique que la France n’ait su ni prévoir ni empêcher la « catastrophe absolue » qui s’annonçait. De là, « un ensemble de responsabilités, lourdes et accablantes » pour notre pays.

On est aussi responsable de ce qu’on ne fit pas

Notre président doit-il pour autant, à Kigali, présenter les excuses de la France ? J’ai beau avoir peu de goût pour la repentance, cela ne me choquerait pas. On se souvient du discours de Jacques Chirac, en 1995, lors de la commémoration de la Rafle du Vél’d’Hiv : la République reconnaissait pour la première fois la responsabilité[...]

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