Les diabétiques veulent un meilleur accès à l'emploi

Ingénieur des Mines, marin, policier, pilote, hôtesse de l'air, contrôleur de la SNCF ou de la sécurité sociale, pompier... Ces (Shenzhen: 300469.SZ - actualité) métiers sont bien souvent inaccessibles aux diabétiques. La fédération française qui les représente a donc décidé de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics afin de "lutter contre ces règlementations discriminantes d'accès au travail". Une pétition a ainsi été lancée sur www.jefaisunvoeu.fr.

Inadaptation législative

La fédération note que la situation actuelle s'explique par le fait que "ni les progrès qui ont été faits dans la prise en charge du diabète, ni l'évolution de certaines professions et l'amélioration des conditions de travail" ne sont pris en compte.

Elle prend l'exemple de l'Ecole des Mines, où l'accès aux diabétiques est interdit car autrefois "ces ingénieurs descendaient dans les mines et devaient donc avoir une très bonne vision pour travailler dans un environnement aussi sombre". La situation actuelle a pourtant bien évolué...

De même, l'arrêté du 4 septembre 2007 relatif aux conditions d'aptitude physique et mental du personnel navigant commercial dispose que "l'existence d'un diabète sucré" entraîne inévitablement l'inaptitude. En outre, seuls "les cas de diabète sucré non insulinodépendant, dans la mesure où l'affection est contrôlée par des médicaments dépourvus d'un risque hypoglycémique aigu" peuvent faire l'objet d'une dérogation.

Des progrès médicaux

Le diabète de type 1 et 2, formes les plus courantes, touchent actuellement 4 millions de personnes en France. La fédération insiste sur le fait que de nombreux malades peuvent exercer leur activité professionnelle, sans difficulté.

"Les dispositifs d'autosurveillance glycémique - beaucoup plus simples à utiliser couplés à des modalités de traitement efficaces - permettent de se contrôler, de s'auto-surveiller de façon beaucoup plus précise qu'avant", fait-elle valoir....