Devises: légère reprise de l'euro après le G7.

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(CercleFinance.com) - Avant la tenue du G20, les spéculations sur les éventuelles positions des grandes puissances mondiales quant à la ?guerre des changes? vont bon train. En attendant, la monnaie unique européenne tentait de s'affirmer de nouveau, ce midi, au-dessus de la barre des 1,34 dollar perdue de vue en fin de semaine dernière. Après un gain de 0,24% hier contre le billet vert, l'euro gagne encore 0,32% à 1,3445 dollar ce midi.

Rappelons que son sommet annuel, situé peu au-dessus de 1,37 dollar, date du tout début du mois de février.

L'euro continue également de regagner du terrain contre le yen : après + 0,91% hier, il prend encore 1,19% ce midi à 126,64 yens l'euro. En cause, explique le courtier européen en devises RTFX : ?le ministre nippon des Finances, Taro Aso, a déclaré que le cours des actions était beaucoup trop bas.? Ce n'est pas tout : ?Haruhiko Kuroda, pressenti pour être le nouvel homme fort de la Banque du Japon, a déclaré que davantage de stimulus monétaire pourrait être justifié cette année.?

Face au sterling, l'euro prend 0,60% à 0,8615, mais reste neutre contre le franc suisse à 1,2333 franc l'euro.

Hier lors de la réunion de l'Eurogroupe, commente Barclays Bourse ce matin, 'la question de la parité de l'euro, soulevée par la France qui juge la monnaie unique trop forte, a été renvoyée au G20 par le nouveau chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem'.

'Les propos de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, jugeant inopportun un débat sur une possible surévaluation de l'euro soutenu la devise européenne', ajoute Aurel BGC ce matin, afin de poursuivre : ' le marché des changes va rester suspendu à la publication du communiqué du G20 des ministres des finances, qui se tient à Moscou à la fin de la semaine?, ajoutent les spécialistes.

Avant le G20, c'est ce matin le communiqué du G7 qui retenait l'attention. En effet, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de sept grandes puissances (Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon), soit le G7, ont ce matin 'réaffirmé leur engagement de longue date en faveur de la fixation des taux de changes par le marché', et assurant que leurs politiques nationales respectives 'ne fixeront pas d'objectifs de taux de changes'.

'Nous sommes d'avis qu'une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des parités de change peuvent avoir des conséquences négatives pour la stabilité économique et financière', ajoute le bref communiqué du G7.

Qu'attendre du fameux G20 ? A ce propos, on était sans illusion chez Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) ce matin : 'le G20 ne critiquera pas le Japon', dont la politique budgétaire et monétaire a fait chuter la parité euro/yen de 30% en six mois, et 'l'Europe ne se dotera pas non plus d'une politique de changes.'

'La question de la 'guerre des devises' sera-t-elle discutée ?', se demande ce matin un cambiste nord-européen en prévision de ce sommet. Il estime que quelques pays du G20 - l'Australie, la Corée du Sud et la France notamment - devraient protester contre les récents mouvements des parités de changes. D'autres, comme les Etats-Unis, la Chine, le Japon, et le Royaume-Uni 'devraient faire profil bas'.

Au final, selon lui, 'l'hypothèse la plus probable est que (le G 20) se terminera par une déclaration selon laquelle les pays ne doivent pas et n'utiliseront pas leurs 'politiques nationales' pour contrôler les changes', estime-t-il. A suivre.

Aucune statistique majeure n'est attendue cet après-midi.



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