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Deux mois de grève et une possible liquidation: le drame de l’usine Bergams

·2 min de lecture

REPORTAGE - Les 283 salariés de l’usine de sandwichs et de salades Bergams, à Grigny dans l'Essonne, sauront, par décision de justice, si leur usine est liquidée, mercredi 17 novembre. Pour la direction, cette possible fermeture est la conséquence de deux mois de grève ininterrompus, mais pour les grévistes, le silence de la direction est en cause.

Lundi 15 novembre, à midi, une quinzaine de grévistes de l’usine de sandwichs et de salades ultra-frais de Grigny, Bergams, dans l’Essonne, se succèdent pour récupérer chacun leur tour un peu de nourriture, amenée par des soutiens. On discute par groupe de deux ou trois près d’un feu de fortune, tomates et bananes à la main, et on fait le bilan de deux mois de grève contre un accord de performance collective. Le conflit s’est soldé par une demande de liquidation de l’entreprise, auprès du tribunal de commerce d’Evry, dont la décision sera rendue ce mercredi 17 novembre. La grève aurait plombé définitivement l’usine, selon la direction; les grévistes, de leur côté, regrettent l’absence de dialogue, et ont l’impression que l’entreprise a précipité la liquidation.

“On ne tient plus le coup, regrette sur le piquet de grève Amadou Sow, délégué syndical CGT. Là, c’est mort, et on se dit que, depuis le début, ils voulaient liquider.” À ses côtés, sur le piquet de grève, Véronique Roussel, syndiquée FO, s’emporte: “On est fatigués, fâchés. On a été menés en bateau.” Du côté de la direction, on rejette cette version. L'entreprise se serait battue pour l’usine depuis la crise du Covid-19, et n’aurait pas perdu tout ce temps à chercher des solutions, si elle avait voulu liquider l'usine dès le début de cette crise.

Deux salariées se servent dans les réserves de nourriture, laissées par des soutiens sur le piquet de grève.

Un accord pour “assurer la survie de l’entreprise”

À l'origine du conflit se trouve un accord de performance collective de durée indéterminée, mis en place fin 2020 pour faire face à la crise du Covid-19. Le but affiché alors: “assurer la survie de l’entreprise”, qui est très dépendante de clients comme Air France et la SNCF, eux-mêmes très impactés par la crise. D'après un rapport d’expertise commandé par le comité social et économique de Bergams auprès de Syndex que Challenges a consulté, la valeur ajoutée de l’entreprise serait passée de 23 millions d’eur[...]

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