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Deux ans et demi après, l'amertume des "gilets jaunes"

·2 min de lecture

Pour nombre d'entre eux, la vie a repris son cours. Difficile de trouver l'énergie pour relancer le mouvement. D'autant qu'ils ont le sentiment de ne pas avoir obtenu grand-chose. Retour à Lisieux et Montargis.

C'est leur treizième cabane depuis deux ans et demi. Souvent saccagée, voire brûlée. Toujours reconstruite. Comme ce samedi 21 août, quand les "gilets jaunes" du rond-point de l'Espérance à Lisieux (Calvados) ont découvert dans la matinée leur repaire sens dessus dessous. Mais ils sont là. Et repeignent, vissent, clouent sous l'œil des automobilistes qui les klaxonnent de temps à autre. "Vous connaissez la devise des “gilets jaunes”, on ne lâche rien", clame Patrick, qui se revendique chef d'entreprise. Avec sa mère, 83 ans, dite "la doyenne", il fait partie de la quinzaine de fidèles (retraités et actifs) qui se retrouvent tous les après-midi sur ce gros carrefour planté sur la nationale 13 entre Paris et Caen.

Café à volonté mais pas d'alcool pour alimenter des débats enflammés sur l'état de la France. Et ils sont remontés comme des coucous : "Regardez le prix de l'essence, il est plus cher qu'au début du mouvement, dit l'un. "Avec deux salaires, on n'y arrive pas", ajoute un autre, plaquiste. Et les 10 milliards d'euros distribués par le gouvernement en décembre 2018 ?

"On n'en a pas vu la couleur, c'est pire qu'avant", avance un autre qui espère toujours "un grand soulèvement populaire".

Mobilisation antipass

A Montargis (Loiret), l'ambiance n'est plus à la fête. Plus de « gilets jaunes » à l'horizon et le rond-point des Cacahuètes à l'entrée de la ville est désert. Début août, on retrouve quand même une bande d'une dizaine de pionniers du mouvement en marge d'une manifestation contre le pass sanitaire. Impossible de les distinguer : ils n'ont pas de pancartes et leurs gilets jaunes sont restés au placard. Pour eux, la vie a repris son cours après l'évacuation par les CRS en 2019 : « On a vécu quelque chose de très fort, souffle Fabrice, un trentenaire, cheveux courts, tatouages sur les avant-bras, chaîne en argent. On a montré à la France qu'on existait. Mais au bout d'un moment le quotidien reprend ses droits. Il faut aller de l'avant, s'occuper de ses enfants[...]

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