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La dette nette totale des entreprises n'a que peu augmenté en 2020

·2 min de lecture

Heureuse surprise, la dette nette totale des entreprises n'a que peu augmenté en 2020, selon la Banque de France. Un bilan général qui cache de fortes disparités, certaines entreprises ayant vu leur situation financière se dégrader.

Avec une progression limitée à 0,8% (+17 milliards d'euros) en 2020, "on n'observe pas à ce stade de hausse marquée de la dette nette (des entreprises) considérées dans leur ensemble", comprise comme la différence entre leur dette brute (les encours de crédits) et leur trésorerie, relève la banque centrale française dans un communiqué publié mardi. Sur l'ensemble de l'année 2020, la dette brute des entreprises (hors sociétés financières) a ainsi crû de 13 % (+217 milliards d'euros).

Les entreprises ont souscrit davantage de crédits bancaires (+139 milliards d'euros), notamment le prêt garanti par l'Etat (PGE) mis en place par le gouvernement pour les soutenir durant la crise. Elles ont aussi émis davantage de titres de créances (obligations, etc.). En parallèle, leur trésorerie a bondi de près de 30 % (+200 milliards d'euros), une partie des crédits souscrits ayant eu pour but de l'alimenter.

Les fournisseurs protégés par les prêts garantis

La très faible hausse de l'endettement net s'explique par le recours aux prêts garantis par l'Etat (PGE) dits de "précaution" pour faire face aux conséquences de l'épidémie de Covid-19 mais qui n'ont pas été dépensés, ainsi que par les paiements entre entreprises. Certaines ont en effet transformé leurs dettes auprès de leurs fournisseurs en emprunts bancaires grâce aux PGE, des PGE qui ont permis aux fournisseurs d'être payés et donc de récupérer de la trésorerie.

Malgré la faible progression de l'endettement net, la situation de l'ensemble des entreprises n'est pas pour autant rassurante. "Il convient (...) de souligner que les entreprises ayant accumulé de la trésorerie ne sont pas nécessairement celles qui ont le plus recouru à l'endettement durant cette période", relève ainsi la Banque de France.

La progression des crédits bancaires aux entreprises (+12,8 %) est surtout imputable à la hausse des crédits de trésorerie (+37,6 %), des PGE pour l'essentiel, tandis que les crédits d'investissement n'augmentent que de 5,7 %. Enfin[...]

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